

Le capitaine Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso
Ibrahim Traoré est un militaire et dirigeant burkinabè né le 14 mars 1988 à Kéra, dans la commune de Bondokuy. Capitaine de l’armée burkinabè, il devient chef de l’État après le renversement du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba en septembre 2022, puis président du Faso dans le cadre de la charte modifiée de la transition.
Selon la biographie officielle de la Présidence du Faso, Ibrahim Traoré effectue ses études primaires à Bondokuy puis ses études secondaires à Bobo-Dioulasso. Titulaire d’un baccalauréat série D en 2006, il poursuit des études à l’Université de Ouagadougou, actuelle Université Joseph Ki-Zerbo, où il obtient une maîtrise en géologie en 2010.
Il rejoint ensuite l’Académie militaire Georges-Namoano de Pô. À l’issue de sa formation d’officier, il sort vice-major de promotion avec le grade de sous-lieutenant. Promu lieutenant en 2014 puis capitaine en 2020, il sert dans plusieurs régions durement touchées par le terrorisme et participe aussi à des missions internationales de maintien de la paix.
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Ibrahim Traoré arrive au sommet de l’État dans un contexte de crise sécuritaire et politique. Après le coup d’État de septembre 2022, il prend la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration et devient le visage de la transition burkinabè.
En mai 2024, les Assises nationales adoptent une charte modifiée qui prolonge la transition de cinq ans à compter du 2 juillet 2024. Cette charte consacre aussi le passage du statut de président de la Transition à celui de président du Faso, chef de l’État et chef suprême des Forces armées nationales.
Sur le plan régional, Ibrahim Traoré participe à la consolidation de la Confédération des États du Sahel avec le Mali et le Niger. Le 23 décembre 2025 à Bamako, il est désigné président en exercice de la Confédération AES pour un mandat d’un an, succédant au général Assimi Goïta.
Ses priorités affichées portent sur la sécurité, la souveraineté nationale, la cohésion sociale, l’agriculture, l’économie productive et la reconstruction de l’autorité de l’État. Son action reste observée dans un contexte marqué par la pression des groupes armés, les attentes sociales et les débats sur la durée de la transition.