

ActuNiger | Attaque de Niamey : Le Général Tiani accuse et met en garde Macron, Talon et Ouattara
Abdourahamane Tiani, aussi orthographié Abdourahamane Tchiani par certaines sources, est un officier général nigérien né le 1er janvier 1964 à Toukounous, dans le département de Filingué, région de Tillabéri. Président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie après les événements du 26 juillet 2023, il est consacré président de la République du Niger et général d’armée en mars 2025.
Originaire de Toukounous, Abdourahamane Tiani suit ses premières études dans son village puis au Collège d’enseignement général de Filingué. Les biographies publiées par l’Agence nigérienne de presse et Le Sahel indiquent qu’il poursuit ensuite sa scolarité à Niamey, notamment aux lycées Issa Korombé et Kassaï, où il obtient le baccalauréat série A4 avant d’intégrer les Forces armées nigériennes.
Sa formation militaire passe par l’École nationale des officiers d’active de Thiès, au Sénégal, d’où il sort sous-lieutenant en 1991. Il complète ce cursus par plusieurs stages et cours de perfectionnement, notamment au Maroc, au Mali et aux États-Unis, dans des domaines liés à l’infanterie, à l’état-major et à la sécurité internationale.
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Abdourahamane Tiani gravit les échelons de l’armée nigérienne à partir des années 1980. Il sert dans plusieurs garnisons, participe à des opérations nationales contre l’insécurité dans l’Aïr et dans la zone du lac Tchad, et occupe des responsabilités dans la planification et la conduite des opérations au sein des états-majors.
À partir de 2011, il dirige la garde présidentielle, une fonction stratégique au cœur de l’appareil sécuritaire de l’État nigérien. Cette position le place au premier plan lors de la crise de juillet 2023, lorsque le CNSP renverse le président Mohamed Bazoum et installe une transition militaire.
Le 26 mars 2025, la mise en œuvre des résolutions issues des Assises nationales pour la refondation consacre Abdourahamane Tiani comme président de la République du Niger et général d’armée. La charte de la refondation fixe une transition de cinq ans modulables et réorganise les institutions du pays.
Son pouvoir s’inscrit dans une recomposition diplomatique et sécuritaire plus large au Sahel. Le Niger se rapproche du Mali et du Burkina Faso au sein de la Confédération des États du Sahel, tandis que les priorités affichées portent sur la souveraineté nationale, la sécurité, la gestion des frontières, les ressources stratégiques et la consolidation de l’autorité de l’État.