Marc Machin a été condamné en 2004 pour un meurtre qu’il n’avait pas commis, avant d’être blanchi par la justice en 2012. Mais dans une autre affaire, qui s’est passée en 2018, l’homme a été reconnu coupable ce jeudi 14 octobre 2021, notamment de l’agression sexuelle, d’une jeune femme.
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Marc Machin avait passé, à tort, six ans et demi en prison pour l’affaire du Pont de Neuilly. Incarcéré en 2001 à l’âge de 19 ans, il avait été condamné trois ans plus tard à dix-huit ans de réclusion criminelle pour le meurtre à coups de couteau de Marie-Agnès Bedot, une peine confirmée en appel.
Mais, en mars 2008, un homme sans domicile fixe de 33 ans, David Sagno, s’est accusé de ce meurtre et de celui d’une autre femme, commis au même endroit, en 2002, ce qui a conduit à la libération de Marc Machin, dans cette première affaire. Mais cette libération donne lieu à une autre poursuite et condamnation.
Les faits relatifs à sa condamnation remontent à 2018. Selon les médias français, qui rapportent l’information, Marc Machin, ancienne victime d’erreur judiciaire, a été condamné, jeudi, par la Cour d’assises de Paris, à seize ans de réclusion criminelle pour le viol sous la menace d’une arme.
La cour a assorti cette peine d’une période de sûreté de huit ans et ordonné une mesure de suivi socio-judiciaire pendant cinq ans. Marc Machin a, en outre, été condamné à verser 25.000 euros de dommages et intérêts à la victime.
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Rappel des faits du viol de la victime et aveux du coupable
Son procès s’est tenu à huis clos à la demande de la partie civile. Cette dernière, alors âgée de 22 ans, avait dénoncé, le 21 avril 2018, à la police, le viol dont elle avait été victime, le matin même, dans un appartement, à Paris, par un homme encagoulé qui l’a menacée d’un couteau de cuisine, avant de la contraindre à effacer les traces du crime et de dérober sa carte bleue.
Confondu par son ADN, Marc Machin avait fini par reconnaître les faits en garde à vue.