Face à la résurgence des coups d’État, la Cédéao annonce la création d’une force anti-putsch
Réunis ce dimanche 4 décembre à Abuja (Nigeria) pour le 62e sommet de la Cédéao, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté ont adopté un projet de création d’une force antiterroriste et anti coups d’état.

Réunis ce dimanche 4 décembre à Abuja (Nigeria) pour le 62e sommet de la Cédéao, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté ont adopté un projet de création d’une force antiterroriste et anti coups d’état.
Les dirigeants des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) réunis en sommet dimanche 4 décembre à Abuja (Nigeria) ont adopté un projet de création d’une force antiterroriste et anti coups d’état. « Cette force, dont tous les contours ne sont pas connus, interviendra pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel et en cas de besoins contre le terrorisme » nous rapporte RFI.
Force anti-putsch dans la région ouest-africaine
A l’occasion de la visite du président français Emmanuel Macron en Guinée-Bissau en juiller dernier, le Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao), Umaro Mokhtar Sissoco Embaló Président de la Guinée Bissau, avait annoncé, la création bientôt d’une force anti-putsch. « Il y a déjà sur la table de la Cédéao un projet de création d’une force anti-putsch qu’on est en train de penser à créer », a déclaré Umaro Mokhtar Sissoco Embaló s’exprimant en conférence de presse conjointe avec son homologue français, Emmanuel Macron.
« Cette entité va permettre à tout le monde de comprendre que nous sommes au 21e siècle et qu’il est inadmissible et inacceptable de faire des coups d’Etat », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « On ne peut penser que pour arriver au sommet de l’Etat, c’est un fast track. Il y a des procédures pour être chef d’Etat. Il faut qu’on soit tous républicains. C’est le peuple qui a le droit de sanctionner les dirigeants mais pas avec des coups d’Etat militaires ».
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