Djibouti: la mainmise du camp présidentiel sur le Parlement suscite la méfiance de l’opposition
La nouvelle Assemblée nationale de Djibouti est majoritairement composée de membres du parti présidentiel, suscitant la crainte de l’opposition quant à une perpétuation du pouvoir en place. Le récent élection du nouveau président de l’Assemblée, Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre et diplomate, ne rassure pas les opposants, qui voient dans cette désignation une manœuvre politique en vue des élections présidentielles de 2026.

Suite aux élections du 24 février, la majorité présidentielle UMP a remporté une victoire écrasante avec 58 députés élus sur 65. Pour les opposants, cette mainmise sur l’Assemblée nationale est synonyme de perpétuation du pouvoir en place, d’autant plus que certains candidats proches de l’opposition n’ont pas pu concourir en raison de problèmes de procédures ou de frais d’inscription élevés. Seul le parti UDJ a réussi à obtenir sept sièges.
L’élection de Dileita Mohamed Dileita en tant que président de l’Assemblée nationale ne rassure pas non plus l’opposition. Si certains louent son côté humain et sa diplomatie, d’autres estiment qu’il ne pourra rien faire sur le plan politique, celui-ci étant dicté par Ismaïl Omar Guelleh « IOG », le président en place.
Pour certains opposants, la mainmise du président sur l’Assemblée nationale serait un signe précurseur d’un éventuel changement de Constitution en faveur du président Ismaïl Omar Guelleh.
En effet, la Constitution limite à 75 ans l’âge du chef de l’État. Or, « IOG » en aura 78 aux élections de 2026. Pour l’opposition, le président de la République cherche bien à préparer un sixième mandat.
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