Dans une lettre ouverte adressée à Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des affaires étrangères, le député français, Hubert-Julien Laferrière souhaite savoir la position de la France sur la situation carcérale de Reckya Madougou et des autres détenus politiques. L’honorable Rachidi Gbadamassi à travers une correspondance a réagit à cette initiative de son homologue en le recadrant.
Dans sa lettre réplique, le député du parti Bloc Républicain demande au parlementaire français si jamais un député béninois a interpellé le gouvernement français sur les dérives qui s’observent en France pour qu’il se comporte ainsi.
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Dans sa réponse, le président de la commission des relations extérieures, de la coopération au développement, de la défense et de la sécurité de l’assemblée nationale du Bénin, rappelle à Hubert-Julien Laferrière qu’en sa qualité d’acteur politique d’expérience au Bénin, il est mieux placé pour savoir ce qui se passe actuellement dans ce pays.
« Je voudrais vous rappeler mes 20 ans de pratiques parlementaires qui m’ont fait acquérir beaucoup d’expériences. Le Bénin est à un tournant de son développement économique. Et je suis mieux placé pour vous parler de ce qui se passe dans ce pays« , indique le député béninois.
Pour l’ancien maire de Parakou, la bonne gouvernance est le leitmotiv du président Patrice Talon et se dit choqué que de sa position de paternaliste la France veuille continuer à dire au Bénin la conduite à tenir.
Evoquant le cas de l’ancien ministre de la justice de Boni Yayi, Reckya Madougou, défendu par Hubert-Julien Laferrière, Rachidi Gbadamassi demande au parlementaire français si son pays pourrait accepter les actes terroristes dont la concernée est accusée. Il l’invite à laisser la justice béninoise aller au bout de la procédure.
Il faut rappeler que dans sa lettre, Hubert-Julien Laferrière demandait au ministre de l’Europe et des affaires extérieures si la France « ne peut-il pas faire entendre sa voix pour que le Bénin puisse mettre en place un traitement équitable de ses prisonniers politiques et ainsi rester l’Etat démocratique qu’il est depuis de nombreuses années ? »
En dehors de Reckya Madougou, le député français a fait constater que tous les «Â détenus politiques » dont Joël Aïvo subissent des conditions de détention «Â humiliantes et indignes ».Â
Pourtant va-t-il préciser, « depuis le 14 octobre 2021, le Bénin a rejoint le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, mais le Conseil d’Etat français l’exclut de la liste des pays « sûrs ». Le pays se retrouve donc dans une situation particulière avec une centaine d’opposants politiques détenus dans des conditions indignes dans ses prisons », a déploré Hubert Julien-Laferrière.
CE GBADAMASSI CONSTITUE UNE VERITABLE HONTE POUR LE BENIN. AU NOM DE QUOI IL S’ADRESSE AU DEPUTE FRANCAIS ? CELUI-CI A INTERPELLE LE GOUVERNEMENT FRANCAIS COMME CELA EST DE SON DEVOIR ET EN PRATIQUE PARLEMENTAIRE. LE DEPUTE FRANCAIS N’A JAMAIS INTERPELLE LE GOUVERNEMENT DU BENIN. C’EST VRAIMENT TRISTE CE PERSONNAGE FAIT HONTE ET SE RIDICULISE TOUS LES JOURS.