Les populations ont formulé une demande claire : celle de voir partir de la République Démocratique du Congo (RDC), la MONUSCO, a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais.
Le président Congolais Félix Tshisekedi a présidé lundi, à la Cité de l’Union Africaine, une réunion de crise consécutive aux manifestations contre la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo (MONUSCO) et aux incidents tragiques survenus au poste frontière de Kasindi.
La séance a connu la participation des présidents des deux chambres du parlement, le premier ministre ainsi que les membres de la commission spéciale du gouvernement déléguée dans le Nord Kivu, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyay.
36 morts et 170 blessés
» Dans son rapport, la commission spéciale conduite par le VPM de l’intérieur a donné un bilan humain de 36 morts répartis comme suit: 13 morts à Goma, 13 morts à Butembo dont 04 casques bleus, 04 morts à Uvira, 03 morts à Kanyabayonga et 03 morts à Kasindi « , a rapporté le porte-parole du gouvernement congolais.
« Il a aussi été dénombré près
Tshisekedi désapprouve des casques bleus…
D’après les informations de la présidence congolaise, le gouvernement a été instruit de diligenter une réunion avec la Monusco « en vue de réévaluer le plan de son retrait convenu en vertu de la résolution 2556 du Conseil de Sécurité. »
« Pendant la réunion, le président de la république a aussi fait part de son entretien ce jour avec le SG de l’ONU qui lui a exprimé ses vives condoléances après les incidents graves survenus à la frontière entre la RDC et l’Ouganda. », indique le communiqué officiel de l’Etat congolais qui ajoute: « Le Président de la république lui a aussi fait part de sa totale désapprobation du comportement des casques bleus à la base de ces incidents et de la nécessité de s’assurer que les coupables soient sévèrement sanctionnés.
M. Tshisekedi a par ailleurs rappelé au SG de l’ONU que le retrait du M23 de toutes les localités actuellement occupées conformément aux communiqués de Nairobi, à la feuille de route de Luanda et à la déclaration du Conseil de Sécurité des Nations Unie du 1er juin 2022 est une condition nécessaire à la baisse de la tension. Enfin, M. Tshisekedi a réitéré son appel au « calme.«