Nouvelle controverse autour de Jean-Jacques Ndala en finale CAF
La finale aller de la Ligue des champions de la CAF entre Mamelodi Sundowns et l’AS FAR Rabat a été perturbée par une panne de la VAR en seconde période, obligeant l’arbitre Jean-Jacques Ndala à faire reprendre le match sans assistance vidéo. Cet incident technique intervient dans un contexte déjà sensible, après les protestations des deux clubs contre la désignation de l’arbitre congolais, au cœur de plusieurs controverses récentes.

La finale aller de la Ligue des champions de la CAF 2025-2026, disputée dimanche 17 mai 2026 au stade Loftus Versfeld de Pretoria, a été marquée par une panne de la technologie d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) en pleine deuxième période.
Avant de siffler le début de la seconde période, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala a convoqué les deux capitaines, Ronwen Williams pour Mamelodi Sundowns et Mohamed Hrimat pour l’AS FAR Rabat, pour leur annoncer que le système VAR était défaillant. Après vingt minutes d’attente au cours desquelles les équipes s’échauffaient, la rencontre a repris sans assistance vidéo. La seconde mi-temps s’est jouée entièrement sans VAR, selon Afrik-Foot qui indique que la panne a été officiellement confirmée à la 67e minute. Mamelodi Sundowns s’est imposé 1-0, grâce à un coup franc direct transformé par Aubrey Modiba à la 37e minute, en première période.
La Confédération africaine de football (CAF) n’avait pas publié de déclaration officielle sur les causes de la panne à l’heure de publication du présent article.
Un arbitre désigné malgré les protestations des deux clubs
La panne survient dans un contexte déjà chargé. La désignation de Ndala avait elle-même suscité des protestations officielles de la part des deux clubs finalistes, rejetées par la Commission des arbitres de la CAF le 10 mai. L’AS FAR avait mis en avant deux griefs principaux : les décisions controversées de Ndala lors de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, et son éviction par la FIFA de la liste des arbitres africains retenus pour la Coupe du monde 2026, conséquence directe de cet arbitrage. Les Mamelodi Sundowns s’étaient également joints à la contestation, au regard de polémiques antérieures liées à des désignations arbitrales dans le tournoi.
Dans sa réponse officielle, la Commission des arbitres de la CAF avait indiqué avoir « étudié le dossier présenté par le club de l’Armée Royale » avant de conclure qu’il n’existait « pas de raisons suffisantes pour modifier l’équipe arbitrale officiellement approuvée ».
Jean-Jacques Ndala, 38 ans, ressortissant de la République démocratique du Congo, avait arbitré le 18 janvier 2026 à Rabat la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, remportée 1-0 par les Sénégalais. Ses décisions arbitrales lors de cette rencontre — un but refusé aux Sénégalais puis un penalty accordé aux Marocains dans la foulée — avaient plongé la rencontre dans une vive controverse. Le jury disciplinaire de la CAF avait blanchi Ndala en janvier 2026, estimant qu’une erreur d’arbitrage, aussi lourde soit-elle, ne constitue pas une infraction disciplinaire en l’absence de corruption ou de manquement à l’éthique.
Après la finale de la CAN, la CAF l’avait désigné pour arbitrer le match entre les Young Africans et la JS Kabilye en phase de groupes de Ligue des Champions, puis le quart de finale aller de Coupe des Confédérations entre Al-Masry d’Égypte et le CR Belouizdad d’Algérie.
Un titre à 6 millions de dollars et un retour prévu à Rabat
La prime promise au vainqueur de cette Ligue des Champions de la CAF 2025-2026 est de 6 millions de dollars, un montant record pour la compétition. La manche retour est prévue au complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat au Maroc, dans une semaine. Jean-Jacques Ndala avait déjà officié en finale de Ligue des champions CAF lors du match retour de la finale 2024 entre Al Ahly d’Égypte et l’Espérance Sportive de Tunis, ainsi qu’en finale de Supercoupe CAF en 2021.
La CAF n’avait formulé aucun commentaire sur la panne de VAR ni sur les conditions techniques de la rencontre à la date de publication du présent article. Les suites sportives et réglementaires éventuelles de l’incident n’avaient pas été précisées.