Mali: sous pression, l’ONU met fin à la mission de ses Casques bleus
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité une résolution mettant un terme à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à partir du 30 juin.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité une résolution mettant un terme à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à partir du 30 juin.
Après une série de demandes faites avec insistance par les autorités maliennes qui ont demandé le retrait de la Minusma, le Conseil de Sécurité de l’ONU, a enfin tranché sur la question ce vendredi 30 juin 2023. En conclusion, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité une résolution mettant un terme à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à partir du 30 juin.
Ainsi, les Casques bleus cesseront leurs opérations à partir du 1er juillet pour se concentrer sur leur retrait progressif qui se déroulera sur six mois. Cette résolution intervient à la suite d’un discours explosif du ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, qui a vivement critiqué l’inefficacité de la mission de maintien de la paix de l’ONU. Le gouvernement de transition du Mali a demandé un retrait immédiat de la Minusma, arguant de son incapacité à résoudre les défis de sécurité auxquels le pays est confronté.
La résolution du Conseil de sécurité a été adoptée après de longues délibérations et consultations entre les États membres. Bien que certains pays, notamment les États-Unis, aient exprimé leur regret quant à cette décision, ils ont néanmoins voté en faveur de la résolution en raison du plan de retrait présenté, qui semble répondre aux préoccupations soulevées.
La transition vers une situation post-Minusma sera un défi de taille pour le Mali. La mission des Casques bleus a joué un rôle crucial dans la protection des civils, le pays étant confronté à des conflits armés, à des attaques terroristes et à des tensions intercommunautaires. Il sera crucial pour le gouvernement malien de prendre des mesures pour garantir la sécurité de sa population et prévenir une éventuelle résurgence de la violence.
Articles liés
France : pour Emmanuel Macron, il n’y a pas d’urgence à engager le dialogue avec Poutine
Kenya : la frontière terrestre avec la Somalie rouvrira en avril après 15 ans de fermeture
Le Togo, l’épine dans le pied de la CEDEAO ?
En fin de mission au Bénin, l’ambassadeur américain Brian Shukan dresse son bilan et fait ses adieux