La Russie dit s’inquiéter du sort des civils en Ukraine et assure ne pas diriger ses actions militaires contre les civils. Pour prouver sa bonne foi, Moscou annonce ce lundi, l’ouverture de plusieurs couloirs humanitaires et l’instauration d’un cessez-le-feu.
L’armée russe a annoncé l’ouverture ce lundi, de plusieurs couloirs humanitaires et l’instauration de cessez-le-feu locaux pour évacuer des civils des villes ukrainiennes de Kharkiv, Kiev, Marioupol et Soumy, en proie à de violents combats.
« Les forces russes, dans un but humanitaire, déclarent un « régime de silence » à partir de 10h (8h en France) le 7 mars et l’ouverture de couloirs humanitaires », a indiqué le ministère russe de la Défense. Mais l’Ukraine a refusé ces couloirs humanitaires : « Ce n’est pas une option acceptable« , selon la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. Les couloirs en question dirigent tous vers la Russie, la Biélorussie… ou l’Ukraine.
L’offensive russe qui vise à dénazifier l’Ukraine, selon Moscou, a été condamnée par l’Occident qui dénonce une violation de la souveraineté de l’Ukraine et accuse la Russie de tuer des civils avec ses bombardements. Des accusations que rejette le Kremlin qui déclare être regardant sur la sécurité des civils. Vladimir Poutine a même annoncé l’envoi des forces spéciales pour « défendre » la population ukrainienne. Jeudi, le chef du Centre national de gestion de la défense de Russie, Mikhaïl Mizintsev, a fait état de plus de 142.500 personnes évacuées par les forces russes des zones de l’opération militaire spéciale.
Ce lundi, les délégations russe et ukrainienne vont se rencontrer une troisième fois à la frontière bélarusse pour poursuivre les négociations. Dimanche, les présidents Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont eu une nouvelle séance d’échange téléphonique sur la situation en Ukraine. Alors que Macron a souligné la nécessité absolue d’éviter toute atteinte à l’intégrité des installations nucléaires civiles ukrainiennes, Poutine a réitéré sa détermination à atteindre ses objectifs, « soit par la négociation, soit par la guerre ».