La Cemac condamne le coup d’État au Gabon
Le président centrafricain Faustin Archange Touadera, actuellement à la tête de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), a vivement condamné le coup d’État survenu au Gabon le 30 août.

Le président centrafricain Faustin Archange Touadera, actuellement à la tête de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), a vivement condamné le coup d’État survenu au Gabon le 30 août.
Le président centrafricain Faustin Archange Touadera, en tant que président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), a exprimé sa condamnation ferme du récent coup d’État survenu au Gabon le 30 août. Par le biais d’un communiqué officiel émis depuis la République centrafricaine, il a exprimé sa préoccupation face à ces développements et a appelé à la préservation de l’ordre constitutionnel et de la stabilité dans la région.
Le président Touadera a qualifié le coup d’État au Gabon de « profondément préoccupante » et a déclaré qu’elle était fermement condamnée. Dans le communiqué, il a insisté sur l’importance du respect de l’intégrité physique du président Ali Bongo Ondimba et de sa famille, tout en appelant au retour à l’ordre constitutionnel dans le pays frère.
La Cemac, dont le siège est basé à Bangui, a été créée en 1994 pour succéder à l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale. Elle réunit six pays de la région, à savoir le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo (Brazzaville), le Gabon, la Guinée-Équatoriale et le Tchad. Dans ce contexte, le président Touadera a souligné que tout changement de gouvernement anticonstitutionnel constituait une violation inacceptable des principes fondamentaux de la Communauté.
Le chef d’État centrafricain a également plaidé pour le dialogue en tant que méthode privilégiée pour résoudre les différends. Alors que l’Afrique centrale fait face à une série de défis politiques et de transitions, le président Touadera a mis l’accent sur la nécessité de préserver la paix et la stabilité dans la région en évitant les perturbations non constitutionnelles.
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