Guerre en Ukraine : « La France pour nous, c’est un ennemi »… le vice-président du Parlement russe

Piotr Tolstoï, vice-président de la Douma, la chambre basse du parlement russe, affirme que la France est « un ennemi de la Russie » en apportant son soutien militaire à l’Ukraine. Il affirme que les pays européens « empêchent les négociations » entre le Kremlin et Kiev.

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Guerre en Ukraine : « La France pour nous, c’est un ennemi »… le vice-président du Parlement russe
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Piotr Tolstoï, vice-président de la Douma, la chambre basse du parlement russe, affirme que la France est « un ennemi de la Russie » en apportant son soutien militaire à l’Ukraine. Il affirme que les pays européens « empêchent les négociations » entre le Kremlin et Kiev.

Piotr Tolstoï, le vice-président de la chambre basse du parlement russe (ou Douma), a invectivé la position française quant à la guerre en Ukraine ainsi que le soutien occidental à Kiev, lundi 23 janvier auprès de nos confrères de BFM TV.

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— BFMTV (@BFMTV) January 23, 2023

‎ Les relations entre la France et la Russie se sont tendues suite au soutien français à l’Ukraine ainsi qu’à la livraison de matériel : dernier dossier brûlant, les chars légers AMX-10 RC. Piotr Tolstoi a profité de l’entretien pour dénoncer cette aide à Kiev : « La France mène contre mon pays une guerre économique depuis déjà huit ans, et la France fournit aux Ukrainiens des matériaux militaires ».

Une guerre sans responsabilité russe

Le parlementaire a aussi reconnu le rôle décisif du soutien occidental : « À cause de l’aide européenne, la guerre dure depuis un an », une aide qui empêche « des négociations et de terminer la guerre. » Un argument qui permet de rejeter la faute sur l’Occident : « C’est votre responsabilité et pas la nôtre », juge le vice-président du Parlement.

« Bien sûr, la France pour nous c’est un ennemi », affirme en conséquence Piotr Tolstoï. L’avenir des relations entre Paris et Moscou « va dépendre de votre participation dans cette guerre », poursuit le parlementaire. « Vous allez donner des chars, puis des avions, puis envoyer la légion étrangère ou je ne sais pas quoi. Dès que les soldats étrangers sont sur le territoire ukrainien, des soldats de l’OTAN, ce serait, comme aiment dire les Américains, une ligne rouge. »

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