États-Unis: un condamné à mort, sauvé moins de 4 heures avant son exécution
Julius Jones, un détenu noir américain de 40 ans, devait être exécuté ce jeudi 18 novembre à Oklahoma City. Mais grâce à une forte mobilisation emmenée par de nombreux soutiens, parmi lesquels Kim Kardashian, il a été épargné in extremis.

Julius Jones, un détenu noir américain de 40 ans, devait être exécuté ce jeudi 18 novembre à Oklahoma City. Mais grâce à une forte mobilisation emmenée par de nombreux soutiens, parmi lesquels Kim Kardashian, il a été épargné in extremis.
Les autorités de l’État américain d’Oklahoma ont renoncé jeudi à exécuter Julius Jones, un Afro-Américain de 41 ans condamné à la peine capitale pour un meurtre dont il s’est toujours dit innocent. À moins de quatre heures de l’injection d’un cocktail létal controversé, le gouverneur républicain Kevin Stitt, soumis à une intense pression, a commué sa peine en détention à perpétuité.
Soutenu par Kim Kardashian
« Julius Jones ne pourra pas demander de nouvelles commutations, de grâce ou de remise en liberté conditionnelle jusqu’à la fin de sa vie », a-t-il toutefois précisé dans un décret mis en ligne sur le site internet de cet État conservateur et rural du sud des États-Unis. « Nous remercions le gouverneur d’avoir empêché une erreur irréparable », a commenté l’avocate du condamné Amanda Bass dans un communiqué, tout en notant avoir « espéré » qu’il suive « entièrement les recommandations du bureau des grâces ».
Ce bureau, soulignant les doutes sur la culpabilité de Julius Jones, avait recommandé à deux reprises de commuer sa peine en prison à vie et de l’autoriser à déposer une demande de remise en liberté anticipée. « Je suis tellement reconnaissante à tous ceux qui se sont exprimés et ont aidé à sauver Julius. Merci au bureau des grâces et au gouverneur Stitt », a tweeté la star de télé-réalité Kim Kardashian, l’une des figures de la mobilisation en faveur du condamné.
Julius Jones a été condamné en 2002 à la peine capitale pour le meurtre d’un homme d’affaires blanc, Paul Howell, qu’il a toujours nié. Il assure avoir été piégé par l’auteur du crime, avoir été mal défendu par ses premiers avocats, et avoir fait l’objet de discrimination lors du procès.
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