Des soldats tchadiens enlevés et exécutés par l’armée centrafricaine, N’Djamena en furie
Le Tchad a accusé l’armée centrafricaine d’avoir tué dimanche six de ses soldats, dont cinq « enlevés et ensuite exécutés », après l’attaque d’un poste frontalier en territoire tchadien, et le gouvernement de N’Djamena a juré que ce « crime de guerre » ne restera « pas impuni ».

Le Tchad a accusé l’armée centrafricaine d’avoir tué dimanche six de ses soldats, dont cinq « enlevés et ensuite exécutés », après l’attaque d’un poste frontalier en territoire tchadien, et le gouvernement de N’Djamena a juré que ce « crime de guerre » ne restera « pas impuni ».
Les Forces armées centrafricaines (FACA) ont attaqué, dimanche, à 5 heures du matin, le poste militaire avancé de Sourou, en territoire tchadien, non loin de la localité de Mberé, et à proximité de la frontière centrafricaine, a affirmé, dans un communiqué, le ministre tchadien des Affaires étrangères, Cherif Mahamat Zene.
Communiqué du Ministère des Affaires Étrangères sur l’attaque par les forces centrafricaines du poste avancé de Sourou en territoire tchadien. pic.twitter.com/JJhmiJkT5S
Ce poste était tenu par 12 éléments détachés des forces de défense et de sécurité tchadiennes, selon le gouvernement tchadien. « Les assaillants lourdement armés ont tué un soldat tchadien et en ont blessé cinq. Cinq autres ont été enlevés pour être ensuite exécutés à Mbang du côté centrafricain », a affirmé le ministre des Affaires étrangères.
Le directeur général de la gendarmerie centrafricaine a saisi l’ambassade du Tchad à Bangui pour que les autorités tchadiennes « récupèrent auprès du chef de village de Mbang les dépouilles de cinq Tchadiens faits prisonniers et exécutés par l’armée centrafricaine », a ajouté le gouvernement tchadien.
Selon le Tchad, « ce crime de guerre d’une gravité extrême et cette attaque meurtrière préméditée, planifiée et opérée à l’intérieur du Tchad, dont seul le gouvernement centrafricain en connaît les raisons, ne sauraient rester impunis ». N’Djamena tient « le gouvernement centrafricain entièrement responsable des conséquences de cette agression caractérisée que rien ne justifie au moment où les deux pays cherchent à mutualiser leurs efforts pour relever les défis sécuritaires communs… »
Le gouvernement centrafricain n’a pas réagi à ces accusations graves en provenance du Tchad, jusqu’à lundi à 07h GMT.
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