Après avoir rompu avec le Niger, Washington déploie son dispositif militaire en Côte d’Ivoire
D’après Le Monde, la Côte d’Ivoire a autorisé l’installation d’une base militaire américaine à proximité de la ville d’Odienné, située dans le nord-ouest du pays. Cette information, rapportée le lundi 8 juillet, provient de sources bien informées.

D’après Le Monde, la Côte d’Ivoire a autorisé l’installation d’une base militaire américaine à proximité de la ville d’Odienné, située dans le nord-ouest du pays. Cette information, rapportée le lundi 8 juillet, provient de sources bien informées.
Les informations sur cette future base militaire restent vagues, mais elle servirait de nouveau poste avancé pour l’armée américaine en Afrique de l’Ouest, une région où l’activité des groupes armés sahéliens menace la sécurité des pays du golfe de Guinée. Le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom) a dû réajuster ses positions dans la région après que le Niger a exigé, en mars, le départ des troupes américaines.
« Il a fallu agir vite, » confie une source proche des services de renseignement ivoiriens. « Avec les juntes militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, le Sahel n’est plus envisageable pour les Occidentaux. Le Sénégal a été écarté en raison de sa position souverainiste, et bien que le Bénin et le Togo aient été envisagés, la Côte d’Ivoire s’est avérée être la meilleure option », rapporte Le Monde.
En effet, les armées américaine et ivoirienne organisent régulièrement des formations conjointes contre le terrorisme, et Africom mène chaque année en Côte d’Ivoire l’exercice « Flintlock », un entraînement de forces spéciales de plusieurs pays africains. De plus, les relations entre Washington et Abidjan se sont renforcées en janvier après la visite du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, qui a rencontré le président ivoirien, Alassane Ouattara.
Par ailleurs, la France, chassée du Mali, du Burkina Faso et du Niger entre 2020 et 2023, prévoit de réduire considérablement sa présence militaire en Afrique, notamment dans ses bases au Gabon, au Tchad, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, sauf à Djibouti. Jean-Marie Bockel, « envoyé personnel » du président Emmanuel Macron en Afrique, doit rendre ses recommandations à ce sujet ce mois-ci.
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