Après le port autonome de Cotonou, la société béninoise d’énergie électrique (SBEE) pour ne citer que ces structures, le gouvernement à la faveur du conseil des ministres de ce mercredi 27 Octobre 2021, a nommé un sénégalais à la fonction de directeur générale adjoint de la douane. Une nomination qui suscite déjà des commentaires dans l’opinion. Dans une analyse partagée sur les réseaux sociaux, Léon Basile Ahossi déplore cette importation de partout des cadres indésirables dans leur pays d’origine.
Se référant à la pratique au lendemain des indépendances dans les années 60, l’ancien parlementaire ne comprend pas que le Bénin renoue au 21ème siècle avec la même pratique. « A la veille des « indépendances », les pays africains ont rivalisé d’effort pour former les cadres qui devraient prendre la relève du colonisateur. Le Dahomey a excellé dans cet exercice et la plupart des pays africains ont eu à se tourner vers notre pays pour solliciter son appui afin d’affronter les nouveaux défis. C’est ainsi que des pays comme le Niger, le Mali, la Côte d’Ivoire… ont accueilli des contingents de cadres dahoméens sur leurs sols, notamment des enseignants.« , rappelle-t-il.
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C’est vrai que, a-t-il poursuivi dans son analyse, dès que ces pays ont commencé à trouver leurs marques, ils ont procédé à des renvois massifs et successifs de nos compatriotes, « un drame que nous avions vécu dans les années soixante », a-t-il indiqué.
« Aujourd’hui, au 21 ème siècle, c’est ce pays, devenu « désert de compétence » qui importe de partout des fonctionnaires dont leur pays n’ont pas besoin pour se substituer à nos cadres. Ainsi, après les européens (qui montrent déjà leurs limites avec les ruptures de contrat au port et à la sbee) en ce qui concerne particulièrement les sociétés d’Etat, c’est au tour de l’administration publique d’accueillir des retraités africains« , fait remarquer l’ancien fonctionnaire de la douane.
Ce mode de gouvernance qui consiste à importer des cadres est considéré par le vice-président des démocrates comme une gouvernance qui ne tient pas compte d’aujourd’hui et de la postérité. « Pour combien de temps encore sommes nous dans le refus de croire en nos valeurs et capacité ? Les étrangers, malgré les traitements spéciaux qui leur sont faits, ne sont pas au service de leurs pays et ne se préoccuperont jamais de construire sans relâche pour la postérité, car leur postérité est bien sans équivoque ailleurs. », a conclu l’ex parlementaire.
L’ancien député Basile AHOSSI est un opposant aigri à soif du pouvoir mais il doit comprendre que ces expatriés ont fait leurs preuves. Leur présence à permis de prendre nos compatriotes qui ne veulent pas cesser de piller les deniers publics.