RDC : l’épidémie d’Ebola dépasse 5 000 cas, l’OMS alerte
L’épidémie d’Ebola due au virus Bundibugyo en République démocratique du Congo avait atteint 5 021 cas confirmés et 2 378 décès au 16 août 2026, selon les données du ministère congolais de la Santé rapportées mercredi 19 août par l’Associated Press. Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti la veille que la flambée était « loin d’être maîtrisée ».

Le virus circule dans six provinces de l’est et du nord-est du pays : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé, la Tshopo et le Bas-Uélé. L’OMS estime que le risque de nouvelle propagation à l’intérieur du pays et au-delà des frontières reste élevé.
La progression demeure rapide. L’OMS recensait encore 4 665 cas et 2 184 décès au 12 août, soit 356 cas et 194 décès de moins que le bilan national arrêté quatre jours plus tard.
Déclarée par les autorités congolaises le 15 mai, cette 17e épidémie d’Ebola dans le pays a été classée urgence de santé publique de portée internationale par l’OMS le 17 mai. Aucun vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé n’est actuellement disponible contre le virus Bundibugyo.
L’Ituri reste l’épicentre de la flambée
Au 12 août, l’Ituri concentrait 85 % des cas confirmés et 79 % des décès recensés en RDC, selon l’OMS. L’organisation dénombrait alors 54 zones de santé touchées ; une mise à jour du ministère congolais a porté ce nombre à 55 le 15 août.
La riposte est compliquée par l’insécurité, les déplacements de population, l’état des routes et les attaques contre des structures de santé. L’OMS signalait aussi 155 contaminations parmi les soignants, dont 45 décès, au 9 août.
Le gouvernement congolais a annoncé avoir mobilisé 50 millions de dollars pour la riposte. Les mesures prioritaires restent la détection précoce, l’isolement et la prise en charge des malades, le suivi des contacts, les enterrements sécurisés et le travail d’information auprès des communautés.
La rentrée scolaire fixée au 1er septembre est maintenue en Ituri, avec un renforcement annoncé de la surveillance et des mesures de prévention dans les établissements. L’OMS continue par ailleurs de déconseiller les restrictions générales aux voyages et au commerce, qui risqueraient de déplacer les mouvements vers des passages non surveillés.
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