Le Sénat argentin a approuvé jeudi, un accord sur la dette du pays, scellé par Buenos Aires et le Fonds monétaire international (FMI).
Approuvé par la Chambre des députés le vendredi dernier, l’accord sur la dette avec le FMI, a enfin obtenu le « OK » du Parlement argentin. Le Sénat a approuvé jeudi, l’accord entre Buenos Aires et le FMI sur le refinancement de la dette du pays. L’accord offre à l’Argentine une période de grâce de quatre ans et étale jusqu’en 2034 le remboursement de sa dette, qui s’élève à près de 45 milliards de dollars.
Pour le chef de l’Etat argentin, Alberto Fernandez, cet accord permet au pays d’avoir un « horizon très dégagé ». Le ministre de l’économie, Martin Guzman, a salué, de son côté, un accord « radicalement différent de tous ceux auparavant conclus avec le FMI ». « Aucun droit n’est enlevé ni aux travailleurs ni aux retraités », a-t-il assuré, alors que plusieurs centaines de personnes avaient manifesté plus tôt devant le Sénat, à l’appel des secteurs syndicaux et de gauche, opposés au règlement de la dette.
L’accord entre l’Argentine et le FMI prévoit une série de mesures macroéconomiques pour maîtriser l’inflation chronique du pays (50,9 % en 2021) et réduire son déficit budgétaire (3 % du PIB en 2021) jusqu’à l’équilibre en 2025. Le tout sous suivi régulier du FMI. En contrepartie, le remboursement de la dette ne débutera qu’en 2026, après une période de grâce de quatre ans, pour s’étaler jusqu’en 2034. Le temps, estime Buenos Aires, d’ancrer une croissance soutenue (après 10,3 % en 2021) génératrice de recettes.