L’Ukraine devra lutter pendant de très longues années contre les conséquences de l’invasion russe, a prévenu ce mercredi le chancelier allemand Olaf Scholz.
L’Ukraine devra « lutter pendant 100 ans » contre les conséquences de la guerre actuelle. C’est l’avertissement lancé, mercredi 11 mai, le chancelier allemand Olaf Scholz, en faisant un parallèle avec celles de la Seconde Guerre mondiale dans son pays. « Ceux qui vivent en Allemagne savent que les bombes qui sont tombées pendant la Seconde Guerre mondiale sont encore découvertes aujourd’hui et que les alertes à la bombe continuent », a affirmé Olaf Scholz lors d’une conférence de presse à Berlin.
Soixante-dix-sept ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le pays demeure truffé de bombes qui n’ont pas explosé et qui sont souvent découvertes sur des chantiers de construction. En décembre dernier, une bombe de quelque 250 kg avait ainsi explosé sur un chantier proche de la gare de Munich, dans le sud de l’Allemagne, faisant quatre blessés et interrompant le trafic ferroviaire.
Au 77e jour de l’invasion russe en Ukraine, mercredi 11 mai, la menace russe s’éloigne de Kharkiv, la deuxième ville de l’Ukraine située dans l’est, pilonnée depuis fin février, ont affirmé les autorités ukrainiennes dans la nuit de mardi à mercredi, alors que le conflit pourrait s’étendre vers le sud-ouest selon Washington. Le Premier ministre italien Mario Draghi a appelé mercredi à Washington les États-Unis et la Russie à accepter de s’asseoir autour de la même « table pour la paix » pour trouver une issue à la guerre menée par Moscou en Ukraine.
« Il faut une table avec tout le monde, l’Ukraine est certainement l’acteur principal à cette table », car « il faut éviter le soupçon » d’une « paix imposée, une paix qui arrange les États-Unis, les Européens ou les Russes mais qui ne soit pas acceptable par les Ukrainiens », a-t-il insisté.