Italie: un Nigérian battu à mort sous les yeux indifférents des passants qui filment la scène
L’homme a été battu à mort dans une rue commerçante très fréquentée, sous les yeux des passants qui ne sont pas intervenus. La scène a indigné tout le pays, jusqu’à la classe politique.

L’homme a été battu à mort dans une rue commerçante très fréquentée, sous les yeux des passants qui ne sont pas intervenus. La scène a indigné tout le pays, jusqu’à la classe politique.
C’est la vraie image d’un occident déshumanisé. Les images d’un vendeur à la sauvette nigérian battu à mort en pleine rue à Civitanova dans la région des Marches, dans l’ouest du pays, font grand bruit depuis vendredi, faisant même réagir la classe politique.
Un homme de 39 ans d’origine nigériane a été agressé en pleine journée et battu à mort par un autre individu de 32 ans, alors que le Nigérian vendait des marchandises dans la rue, a annoncé la police lors d’une conférence de presse samedi. L’auteur de l’agression a poursuivi, jeté au sol, battu à plusieurs reprises sa victime avant de s’emparer de son téléphone.
Les faits se sont déroulés en pleine journée dans une rue commerçante très fréquentée du centre de la ville. Ils ont été filmés, des gens ont protesté mais personne n’est intervenu physiquement pour arrêter le drame.
Dès samedi, des Italiens se sont indignés sur les réseaux. Et si la victime avait été blanche ? Certains pensent que le contexte aurait été différent, que des personnes seraient intervenues. Plusieurs personnalités politiques ont également réagi, comme le chef du Parti Démocrate Enrico Letta:
L’assassinio di #AlikaOgorchukwu lascia sgomenti. La ferocia inaudita. L’indifferenza diffusa. Non possono esserci giustificazioni. E nemmeno basta il silenzio. L’ultimo oltraggio ad #Alika sarebbe quello di passare oltre e dimenticare.
Et même le chef du parti d’extrême droite La Ligue du Nord, Matteo Salvini:
Non si può morire così.
Una preghiera per Alika e un abbraccio alla sua famiglia, per l’assassino pena certa fino in fondo. Città allo sbando, violenze di giorno e di notte, non se ne può più: la sicurezza non ha colore, la sicurezza deve tornare ad essere un Diritto. pic.twitter.com/oGAgm6117o
Selon la police, rien n’indique qu’il s’agissait d’une attaque raciste. La victime aurait demandé de l’argent à son agresseur, puis les coups auraient fusé. La région des Marches prévoit de se constituer partie civile en cas de procès.
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