Commonwealth et Francophonie: le Gabon veut manger sur les deux tableaux
Le président gabonais a annoncé que son pays allait intégrer le Commonwealth à partir de l’année 2022. Il a toutefois précisé que même si le Gabon intègre l’alliance initiée par la Grande Bretagne, il ne quitte pas celle française.

Le Gabon avait évoqué son ambition de rejoindre le Commonwealth depuis un moment mais n’a pas été aussi proche de concrétiser cette action. En effet, lors de son traditionnel message à la Nation, le président Gabonais Ali Bongo, a indiqué que le pays allait acter cette entrée dans le Commonwealth cette année. « En 2022, notre pays devrait intégrer la grande famille du Commonwealth » en devenant son 55ème membre, a indiqué Bongo.
« C’est un tournant géopolitique majeur pour notre pays qui désire dans un monde globalisé, s’ouvrir et adhérer à un autre espace multi-culturel également porteur pour notre pays », a soutenu Ali Bongo Ondimba. Le Gabon serait donc le 20ème pays africain à rejoindre cette communauté dont les acteurs semblent connaître des croissances économiques singulièrement appréciables.
Cependant, une question et inquiétude survient quant à cette décision car le Gabon est également un pays membre de l’équivalent, ou presque, du Commonwealth, la Francophonie, une organisation mise en place par la France qui comporte également plusieurs pays membres. Face à ces inquiétudes, Ali Bongo assure que « le Gabon n’abandonnera pas son identité francophone ». Il va sans dire que le pays restera membre de la Francophonie même en étant dans le Commonwealth.
Articles liés
Côte d’Ivoire : 102 migrants ivoiriens rapatriés du Niger, Abidjan met en garde
Le Burkina Faso et la Guinée équatoriale veulent relancer la coopération bilatérale
Côte d’Ivoire–UE : vers un renforcement du partenariat stratégique, selon Myriam Ferran
Esclavage comme grave crime : voici les raisons de l’absence du Bénin lors du vote à l’ONU