Près d’un Burkinabè sur cinq exposé à l’insécurité alimentaire, alerte le ministre de la Santé Dr Robert Kargougou

Près de 21 % des Burkinabè vivent dans une situation d’insécurité alimentaire, a alerté le ministre de la Santé, Dr Robert Kargougou, à l’occasion de la Journée internationale de la sécurité des aliments. Face aux risques liés aux aliments contaminés, le gouvernement annonce un renforcement des contrôles, de la surveillance sanitaire et de la sensibilisation des populations.

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Près d’un Burkinabè sur cinq exposé à l’insécurité alimentaire, alerte le ministre de la Santé Dr Robert Kargougou
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Près de 21% des Burkinabè vivent dans une insécurité alimentaire, selon l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), a alerté le ministre de la santé, Dr Robert Kargougou, à l’occasion de la Journée internationale de la sécurité des aliments célébrée le 7 juin 2026 à Ouagadougou. Les maladies liées à la consommation d’aliments contaminés – intoxications collectives, infections à Salmonella ou Escherichia coli, contaminations chimiques – frappent particulièrement les enfants de moins de cinq ans, les femmes enceintes, les personnes âgées et les malades chroniques.

« Nos aliments, source de vie, peuvent devenir des vecteurs de souffrance lorsqu’ils sont mal conservés, mal préparés ou contaminés », a mis en garde le ministre, soulignant le rôle central des marchés informels, de la vente d’aliments de rue et des pratiques culinaires traditionnelles dans l’exposition aux risques. Chaque épisode de maladie alimentaire entraîne des dépenses de soins, une perte de productivité et fragilise les ménages, a-t-il insisté.

Affirmant que « la sécurité alimentaire doit être un droit universel », Dr Kargougou a rappelé que les populations rurales, les personnes déplacées internes et les familles vulnérables doivent bénéficier des mêmes garanties sanitaires que les autres. Le gouvernement assure, a-t-il ajouté, que l’aide alimentaire d’urgence, notamment dans les zones à défi sécuritaire, est soumise à des contrôles rigoureux.

Le ministre a détaillé trois axes de réponse : le renforcement des contrôles et de la surveillance épidémiologique, avec un système national de suivi des toxi-infections alimentaires collectives et des résidus chimiques appuyé par des laboratoires mieux équipés ; la formation et l’accompagnement des acteurs, notamment les vendeuses de marchés et les unités de transformation artisanale, sur l’hygiène, la conservation et la gestion des températures ; enfin, la responsabilisation des consommateurs via des campagnes sur les « gestes simples qui sauvent » (lavage des mains, cuisson adéquate, prévention des contaminations croisées, bonne conservation, eau potable).

Placée sous le thème « Du fardeau aux solutions : un accès universel à des aliments sûrs », la commémoration 2026 rappelle que la sécurité sanitaire des aliments reste une priorité pour les États. En citant l’Organisation mondiale de la santé, Dr Kargougou a rappelé que 550 millions de personnes tombent malades chaque année dans le monde à cause d’aliments contaminés, entraînant 230 000 décès, dont 91 millions de cas et 137 000 décès en Afrique. Au Burkina Faso, les maladies d’origine alimentaire restent « une préoccupation majeure de santé publique », a-t-il conclu.

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