Journée mondiale du moustique : les vaccins antipaludiques gagnent du terrain en Afrique
Vingt-cinq pays africains avaient intégré, en 2026, un vaccin antipaludique à leurs programmes de vaccination de routine, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). À l’occasion de la Journée mondiale du moustique, célébrée le 20 août, ce déploiement illustre les progrès accomplis contre une maladie qui reste l’une des principales causes de mortalité infantile sur le continent.

Les deux vaccins recommandés par l’OMS, RTS,S et R21, sont destinés aux enfants vivant dans les zones où la transmission du paludisme est modérée ou élevée. L’organisation estime que plus de 10 millions d’enfants doivent être vaccinés chaque année dans les pays ayant introduit ces produits.
Le paludisme a provoqué environ 282 millions de cas et 610 000 décès dans le monde en 2024, selon le Rapport mondial sur le paludisme 2025. La région africaine concentrait 94 % des cas et 95 % des décès, dont près des trois quarts concernaient des enfants de moins de cinq ans.
Une étude publiée en mai 2026 dans The Lancet, à partir du déploiement du RTS,S au Ghana, au Kenya et au Malawi, a associé l’introduction du vaccin à une baisse de 13 % de la mortalité toutes causes confondues chez les enfants éligibles. Les auteurs ont suivi les programmes pendant 46 mois et analysé plus de 1,2 million de premières doses.
Un outil complémentaire, pas une protection isolée
L’OMS recommande quatre doses pour obtenir une protection durable. La vaccination doit être combinée aux moustiquaires imprégnées, au diagnostic rapide, aux traitements antipaludiques et, selon les zones, à la chimioprévention saisonnière.
Les moustiquaires évoluent également face à la résistance croissante des moustiques aux insecticides. En 2024, 84 % des moustiquaires expédiées vers l’Afrique subsaharienne étaient des modèles à butoxyde de pipéronyle ou à double principe actif, selon l’OMS.
Les progrès restent inégaux. Sur le continent africain, Maurice a été certifiée exempte de paludisme par l’OMS en 1973, l’Algérie en 2019, puis le Cap-Vert et l’Égypte en 2024. La certification est accordée lorsqu’un pays démontre que la transmission locale a été interrompue pendant au moins trois années consécutives.
En avril 2026, l’OMS a aussi préqualifié le premier traitement antipaludique spécifiquement adapté aux nouveau-nés et aux nourrissons de moins de cinq kilogrammes, ainsi que de nouveaux tests de diagnostic rapide.



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