Bénin : Pamphile Zomahoun, ancien patron du renseignement sous Talon, admis à la retraite d’office

La restructuration se poursuit au sein des Forces de défense et de sécurité béninoises. Plusieurs hauts gradés, dont le contrôleur général de police Pamphile Zomahoun, ancien chef des services de renseignement et récemment diplomate, viennent d’être admis à la retraite d’office.

Le à · MàJ le
Société
3 410vues
Bénin : Pamphile Zomahoun, ancien patron du renseignement sous Talon, admis à la retraite d’office
Publicité
2 min de lecture
Google News

Le gouvernement béninois poursuit la réorganisation de ses forces de Défense et de sécurité. Selon Canal 3 Bénin, une nouvelle série de mises à la retraite d’office a été annoncée, touchant plusieurs cadres supérieurs. Parmi les personnalités concernées figure le contrôleur général de police Pamphile Zomahoun, qui a dirigé pendant plusieurs années les services de renseignement du pays sous la présidence de Patrice Talon.

Considéré comme l’un des officiers influents de sa génération, Pamphile Zomahoun a occupé des postes clés dans la coordination des activités de renseignement. Après avoir cédé les rênes du renseignement, il avait été affecté au Brésil, à l’ambassade du Bénin à Brasilia, où il cumulait les fonctions d’ambassadeur adjoint et d’envoyé spécial du pays pour Haïti. C’est donc loin de Cotonou que le haut gradé voit sa carrière sous les drapeaux prendre fin.

Un départ anticipé, mais financièrement amorti

Si la mise à la retraite d’office peut paraître brutale, le gouvernement béninois a pris le soin de baliser cette procédure sur le plan légal et social. Cette mesure s’appuie sur le décret du 9 janvier 2024, spécialement conçu pour définir les conditions de départ des agents des Forces de défense et de sécurité concernés par cette restructuration. L’objectif est de garantir une transition en douceur pour ces serviteurs de l’État.

Ainsi, les textes prévoient que ces fonctionnaires conservent non seulement leur droit à une pension de retraite classique, mais qu’ils bénéficient également d’une allocation spécifique. Le calcul de cette prime prend en considération les avancements d’échelons que les agents auraient dû obtenir s’ils étaient restés en fonction jusqu’à l’âge légal de la retraite.

Cependant, pour éviter toute baisse brutale de revenus, l’État a instauré un filet de sécurité supplémentaire pour la première année de retraite. Jusqu’au 31 décembre de l’année en cours, les nouveaux retraités percevront une indemnité mensuelle compensatoire. Celle-ci viendra combler la différence exacte entre leur dernier salaire de base et le montant de leur nouvelle pension, leur assurant ainsi un maintien temporaire de leur niveau de vie.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité