Bénin: deux frères condamnés pour avoir gardé plus d’un million reçu via Mobile Money par erreur
Deux ouvriers béninois ont été condamnés ce mardi 29 juillet 2025 à un an de prison, dont six mois fermes, pour avoir conservé un virement mobile money de 1.100.000 FCFA reçu par erreur. Malgré les relances de l’expéditeur, les frères ont refusé de restituer la somme, entraînant leur arrestation un an plus tard.

C’est une affaire peu commune qui a été jugée ce mardi 29 juillet 2025 au tribunal d’Abomey-Calavi. Deux frères, ouvriers dans le bâtiment, ont vu leur quotidien basculer après avoir reçu, via Mobile Money, un montant de 1.100.000 FCFA d’un inconnu, alors qu’ils attendaient en réalité un virement de 600.000 FCFA de leur employeur. Selon Bip radio, constatant qu’un versement inattendu leur avait été crédité, ils ont choisi de ne pas en informer les autorités ni l’expéditeur.
Une grossesse évoquée, mais la justice reste ferme
Le véritable titulaire des fonds, s’apercevant rapidement de son erreur, a tenté de les contacter pour récupérer son argent. Mais les tentatives de récupération sont restées vaines. Les deux frères sont restés silencieux et ont refusé de rendre les fonds qui ne leur étaient pas destinés. Une année plus tard, l’affaire a rattrapé les intéressés, désormais poursuivis pour abus de confiance.
Lors de l’audience, l’un des prévenus a tenté d’émouvoir la cour en mentionnant la grossesse avancée de sa compagne. Un argument humanitaire qui n’a pas suffi à infléchir la décision du juge. Tous deux ont été condamnés à 12 mois d’emprisonnement, dont 6 mois fermes, assortis d’une amende de 200.000 FCFA chacun.
Articles liés
Nigeria : le salaire minimum des soldats porté à 100 000 nairas par mois soit 42 000 FCFA
PIGIER Entrepreneurship Challenge 2026: six jeunes talents récompensés pour leurs projets innovants au service du développement du Bénin
Bénin : 50 journalistes ouest-africains appellent à la libération de Hugues Comlan Sossoukpè
Bénin: la CSTB interpelle Romuald Wadagni sur l’absence des travailleurs au Conseil économique et social
Commentaires
Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.