Afrique du Sud : 476 jours sans délestage, Eskom réduit ses dépenses diesel de 82 %
L’Afrique du Sud a bouclé l’hiver 2026 sans recourir au délestage national, portant à 476 jours la période continue sans coupures programmées. Cette séquence, arrêtée au 3 septembre, accompagne une nette amélioration de la disponibilité du parc de production d’Eskom.

Le facteur de disponibilité énergétique du groupe public atteint 67,79 % depuis le début de son exercice financier, son meilleur niveau sur cette période depuis 2020. Les pertes de capacité non planifiées sont revenues à 19,47 %, contre 26,99 % sur la période comparable un an plus tôt.
Sur trois ans, les indisponibilités non planifiées moyennes ont reculé de 16 097 MW à 9 209 MW. La différence, soit 6 888 MW, représente une capacité remise à disposition du réseau équivalente à plusieurs grandes unités de production.
Le redressement se traduit aussi dans la facture des turbines à gaz utilisées en appoint. Entre le 1er avril et le 3 septembre 2026, les dépenses en diesel sont tombées de 5,93 milliards à 1,08 milliard de rands, soit une baisse de 4,84 milliards de rands ou 81,64 %. Le facteur de charge de ces turbines est passé de 7,92 % à 1,11 %.
Des réductions locales subsistent
L’absence de délestage national ne signifie toutefois pas la disparition de toutes les restrictions. Eskom continue d’appliquer des réductions ciblées de charge dans certains secteurs où les branchements illégaux, la fraude aux compteurs et la surcharge des infrastructures menacent le réseau.
Environ 1,22 million de clients ont déjà retrouvé une alimentation normale dans le cadre du programme d’éradication de ces réductions. Sept des neuf provinces ne sont plus concernées, tandis que 6,5 % de la clientèle d’Eskom reste encore exposée à ces mesures locales. L’entreprise vise leur suppression à l’échelle nationale d’ici mars 2027.
Cette amélioration opérationnelle accompagne le retour d’Eskom à un bénéfice net de 30,3 milliards de rands au cours de son dernier exercice. Le système électrique sud-africain évolue aussi vers une structure plus diversifiée, avec une montée en puissance des capacités renouvelables portées par le secteur privé.
Eskom indique enfin disposer de 6 220 MW de capacité maintenue en réserve froide en raison d’un excédent de capacité disponible, un coussin destiné à sécuriser l’équilibre du système lors des pointes de demande ou d’incidents sur le parc.




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