Zambie : Hichilema réélu président avec 60 % des voix, selon la commission électorale

Le président zambien Hakainde Hichilema a été reconduit pour un second mandat avec 2 965 326 voix, soit 60 % des suffages, selon les résultats annoncés par la commission électorale. Cette victoire lui permet de poursuivre son programme de redressement économique, malgré un bilan encore discuté et une campagne marquée par des tensions politiques et des violences.

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Politique
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Zambie : Hichilema réélu président avec 60 % des voix, selon la commission électorale
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Arrivé au pouvoir en 2021, Hakainde Hichilema a obtenu la majorité absolue face à 13 autres candidats. Son principal adversaire, Bryan Mundubile, président du Parti de la réconciliation nationale pour l’unité et la prospérité (NRPUP), a recueilli 1 856 217 voix, soit 38 % des suffrages.

Le chef de l’État s’est déclaré « profondément touché » par la confiance accordée par les électeurs. Alors que ses partisans, vêtus des couleurs du Parti unifié pour le développement national (UPND), célébraient la victoire dans les rues de Lusaka, il a également assuré vouloir travailler pour les électeurs qui avaient choisi l’opposition.

Le résultat s’est progressivement imposé au fil du dépouillement. Hakainde Hichilema devrait désormais consacrer son second mandat à la poursuite des réformes économiques engagées depuis son arrivée à la présidence.

Un bilan économique au centre de la campagne

Le président sortant a fait campagne sur plusieurs indicateurs présentés comme des signes d’amélioration de la situation économique. Son équipe a notamment mis en avant le recul de l’inflation, le renforcement des réserves de change et la création de 50 000 emplois dans la fonction publique.

Ces résultats sont toutefois intervenus dans un contexte particulièrement difficile. Quelques mois avant l’élection de Hakainde Hichilema en 2021, la Zambie était devenue le premier pays africain à faire défaut sur sa dette extérieure depuis le début de la pandémie de Covid-19. Le gouvernement a depuis engagé un processus de restructuration de la dette et de rééquilibrage des finances publiques.

Les effets de ces mesures restent néanmoins peu perceptibles pour une partie de la population, confrontée au coût de la vie et à une situation sociale tendue. L’opposition a également accusé le pouvoir d’avoir restreint l’espace politique, notamment à travers des actes d’intimidation et des arrestations qu’elle juge arbitraires.

Des tensions jusqu’au jour du scrutin

Le scrutin s’est déroulé dans un climat inhabituellement tendu pour la Zambie, souvent considérée comme l’une des démocraties les plus stables d’Afrique australe. La fin de la campagne a été marquée par des violences et l’arrestation de plusieurs responsables de l’opposition.

Onze personnes ont été interpellées au cours de la semaine précédant le vote, dont six figures de l’opposition, selon le gouvernement. Les autorités ont présenté l’opération comme un coup de filet contre une « milice présumée ».

Le camp de Bryan Mundubile a rejeté ces accusations. Le parti affirme notamment que les forces de sécurité ont perquisitionné la résidence de son candidat et qu’un parlementaire du NRPUP a été blessé par balle lors de l’intervention.

Ces accusations n’ont pas été établies de manière indépendante dans les informations disponibles. Elles devraient toutefois alimenter les critiques de l’opposition sur les conditions dans lesquelles s’est déroulée la campagne électorale.

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