Vanessa Paradis estime que le statut de ‘nepo baby’ peut être un handicap pour ses enfants
Vanessa Paradis, en promotion de la réédition de son album Le retour des beaux jours dévoilée le 12 juin, a pris la parole sur le plateau de C à vous pour défendre le succès de sa fille Lily‑Rose Depp et commenter le débat public autour des « nepo babies ». L’artiste de 53 ans a estimé que si porter un nom connu peut ouvrir des portes, cela entraîne aussi un niveau d’exigence et de jugement supérieur pour les enfants de personnalités.

Au cours de son intervention, Vanessa Paradis a répondu aux critiques visant ceux que l’on qualifie de « nepo babies », une expression utilisée pour désigner les enfants bénéficiant d’une notoriété familiale qui leur procure parfois des opportunités professionnelles. Sur le plateau, elle a rappelé sa position personnelle et mis en avant le parcours de sa fille, rejetant l’idée que celui‑ci ait été facilité par des passe‑droits.
« Je voulais rebondir sur les ‘nepo baby’ et sur le fait que c’est un privilège. Je ne suis pas complètement d’accord. De ce que j’ai vécu, parce que moi j’ai des ‘nepo babies’ aussi, à la maison, et qu’en fait, ça ouvre des portes parce que nos noms vous portent mais après, vous êtes tellement plus jugés que les autres », a‑t‑elle déclaré.
Vanessa Paradis défend la nécessité du travail face aux préjugés
Vanessa Paradis a développé l’idée selon laquelle la notoriété familiale n’exonère pas du travail nécessaire pour réussir. Selon elle, la visibilité liée à un nom connu s’accompagne d’une pression supplémentaire et d’attentes renforcées de la part du public et des professionnels.
Elle a affirmé que, loin de constituer un avantage net, cette situation peut parfois être ressentie comme un handicap : « Vous avez quand même tout le travail à faire, au même titre que les autres, et je trouve même plus que les autres. Justement, on se dit que c’est plus facile pour vous et on vous regarde avec des préjugés ». Vanessa Paradis a insisté sur le fait que l’effort personnel demeure déterminant pour obtenir des rôles ou réussir dans un métier artistique.
La chanteuse a ajouté que la curiosité du public envers les « nepo babies » ne se traduit pas nécessairement par des facilités concrètes : « Il y a surtout beaucoup de gens qui veulent voir les ‘nepo babies’ de près, mais le travail, c’est vous qui le faites ». Ces propos visent à distinguer l’effet d’une porte d’entrée éventuelle de la réalité du parcours professionnel, jugé exigeant et soumis au regard critique.
Le sujet n’est pas nouveau pour Lily‑Rose Depp, qui s’était déjà exprimée sur son statut il y a quatre ans dans ELLE. Elle y reconnaissait qu’un nom de famille pouvait « aider à mettre un pied dans la porte », mais précisait que la suite dépendait du travail fourni : « Rien ne vous donnera le rôle à part le fait d’être bonne pour le rôle (…) Il y a énormément de travail qui vient après ça ». Ces propos, évoquant aussi une comparaison avec les enfants de médecins, avaient alors suscité de vives réactions.

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