Une célébrité déclare « Il y a eu des soirs où… »
Miou-Miou, de son vrai nom Sylvette Herry, s’impose comme une figure centrale du Café de la gare, ce café-théâtre post‑68 fondé par Romain Bouteille où se forgeront plusieurs carrières du spectacle français. Entrée dans une troupe de jeunes comédiens et humoristes au ton transgressif et potache, elle y côtoie des noms comme Coluche, Patrick Dewaere et Henri Guybet, ce dernier connu pour son rôle dans Rabbi Jacob aux côtés de Louis de Funès. Ces rencontres artistiques vont structurer sa trajectoire personnelle et professionnelle, mêlant compagnonnage scénique et liaisons amoureuses qui feront la une des chroniques culturelles.

Miou-Miou, de son vrai nom Sylvette Herry, s’impose comme une figure centrale du Café de la gare, ce café-théâtre post‑68 fondé par Romain Bouteille où se forgeront plusieurs carrières du spectacle français. Entrée dans une troupe de jeunes comédiens et humoristes au ton transgressif et potache, elle y côtoie des noms comme Coluche, Patrick Dewaere et Henri Guybet, ce dernier connu pour son rôle dans Rabbi Jacob aux côtés de Louis de Funès. Ces rencontres artistiques vont structurer sa trajectoire personnelle et professionnelle, mêlant compagnonnage scénique et liaisons amoureuses qui feront la une des chroniques culturelles.
Le Café de la gare, créé dans l’élan culturel qui a suivi mai‑68, fonctionne alors comme une communauté de création où l’humour se mêle à l’engagement. Miou‑Miou y est rapidement identifiée comme l’une des interprètes majeures de la troupe, partageant la scène et la vie quotidienne avec ses camarades. Parmi eux, Patrick Dewaere et Coluche porteront des trajectoires artistiques et des rapports intimes qui influenceront la carrière et la vie personnelle de l’actrice.
Sur le plan sentimental, la vie de Miou‑Miou se déroule dans ce contexte foisonnant : des relations successives et parfois simultanées qui la lient d’abord à Coluche, puis à Patrick Dewaere, avant qu’une rencontre avec le chanteur Julien Clerc ne modifie le cours de sa vie privée. Ces épisodes personnels se superposent aux engagements professionnels et aux collaborations cinématographiques qui vont consacrer sa notoriété.
Parcours intime et professionnel au sein d’une génération
À l’écran, Miou‑Miou partage avec Patrick Dewaere l’un de ses rôles les plus marquants dans Les Valseuses (1974) de Bertrand Blier, film devenu instantané culte de cette génération d’acteurs. De cette union naîtra une fille, Angèle, mais la relation entre Miou‑Miou et Dewaere ne résistera pas aux aléas personnels et aux bouleversements affectifs qui traversent alors le milieu artistique.
La comédienne a également entretenu, à court terme, une liaison avec Coluche. Elle évoque cette période sans fard dans un entretien accordé à l’émission Thé ou Café en 2015, décrivant des nuits d’incertitude : « Il y a eu des soirs où on ne savait pas bien où dormir ». Elle raconte y avoir connu Coluche à ses débuts, « quand il s’appelait Michel Colucci », et se remémore la vie collective au sein du café‑théâtre.
La rencontre avec Julien Clerc interrompt la relation avec Dewaere. Miou‑Miou aura une fille avec le chanteur, Jeanne. Sur le plateau de tournage de la romance où Julien Clerc et Miou‑Miou incarnent un couple dans D’amour et d’eau fraîche, un incident entre Dewaere et Clerc est rapporté par le chanteur lui‑même : Dewaere aurait agressé Clerc, épisode qui mettra un terme à la liaison entre Miou‑Miou et Dewaere.
Miou‑Miou se souvient aussi de gestes de solidarité de la même époque, évoquant dans l’entretien le musicien Moustaki qui leur aurait prêté un appartement, et décrivant la vie collective et les tensions inhérentes à cette période d’« en devenir » artistique au Café de la gare.



