Un expert propose de rejouer la finale
La controverse suscitée par la finale de la CAN 2025 prend de l’ampleur : sur la pelouse, le Sénégal s’était imposé, mais les instances ont ensuite attribué le titre au Maroc par voie administrative. Ce décalage entre résultat sportif et décision officielle relance de vifs débats sur la légitimité du sacre et sur la manière la plus juste d’établir le champion.

Parmi les voix s’élevant dans ce dossier, celle de Daniel Riolo, éditorialiste à RMC, retient l’attention. Il souligne que le Sénégal, qui se prévaut de sa victoire encaissée sur le terrain, préparerait un recours devant le Tribunal arbitral du sport, tandis que le Maroc défend sa désignation fondée sur une décision réglementaire. Pour Riolo, la meilleure manière d’apaiser la controverse serait de remettre les équipes sur le terrain.
Selon lui, le fond du problème tient moins aux textes — qu’il juge suffisants — qu’au moment où la sanction a été prononcée. Il regrette que la règle n’ait pas été appliquée immédiatement après l’incident, ce qui laisse craindre la création d’un précédent. Il admet qu’il est difficile d’affirmer que la sortie des joueurs sénégalais n’a pas perturbé l’équipe marocaine ou l’auteur du tir au but, et trouve légitime qu’une infraction soit sanctionnée ; mais il pointe le caractère problématique d’une application a posteriori.
Rejouer la finale : une solution praticable ?
La proposition de rejouer la finale pose toutefois de nombreuses questions pratiques et juridiques. Calendrier international, disponibilité des stades, acceptation par les deux fédérations et par les joueurs, sans oublier l’éventuelle ingérence des procédures arbitrales : autant d’obstacles qui rendent une reprise délicate à organiser. Des voix estiment que seul un arbitrage clair et rapide, ou une nouvelle confrontation sur le terrain, permettrait de trancher sans ambiguïté.
Au-delà du cas immédiat, l’affaire met en lumière un enjeu plus vaste pour le football africain : la perception de ses instances et la confiance du public dans l’équité des compétitions. Entre recours juridiques, décisions administratives tardives et attentes des supporters, la résolution de ce dossier donnera un signal important sur la capacité des organes du football à garantir transparence et crédibilité.
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