Tapis rouge pour les ferristes Béninois après leurs 76 médailles à Accra
Le ministre béninois des Sports Benoît Dato a reçu lundi 4 mai à Cotonou la délégation nationale de bras de fer sportif, de retour avec 76 médailles du 15e Championnat d’Afrique des nations disputé à Accra du 1er au 2 mai 2026.

Les athlètes des deux sélections, les Amazones chez les femmes et les Guépards chez les hommes, ont remporté 26 médailles d’or, 33 d’argent et 17 de bronze sur l’ensemble des catégories. Le Bénin a été sacré champion d’Afrique en para bras de fer et vice-champion d’Afrique toutes catégories confondues, à l’issue d’une compétition qui a réuni environ 500 athlètes de 22 pays au Ghana.
« Vous n’avez plus le droit de régresser », a déclaré le ministre Benoît Dato lors de la cérémonie d’accueil, appelant les athlètes à maintenir leur niveau d’exigence. « Aujourd’hui, vous êtes sur la deuxième marche. Vous rendez fière la nation, et le peuple est fier de vous. Mais il reste une nouvelle marche que vous deviez franchir », a-t-il ajouté en fixant comme prochain objectif la première place continentale et le titre mondial.
Le ministre a assuré les athlètes du soutien de l’État, indiquant qu’ils ne manqueraient pas de l’appui du gouvernement. Il a également évoqué une stratégie de structuration et de vulgarisation de la discipline en milieu scolaire, destinée à élargir le vivier de talents.
Une montée en puissance organisée
Les performances réalisées à Accra prolongent une trajectoire ascendante. La sélection nationale avait engagé sa préparation dès le 19 avril dans une mise au vert à Abomey-Calavi, au complexe hôtelier Le Rêve. L’encadrement est piloté par Gérémie Gbegniho, désigné meilleur entraîneur d’Afrique 2025 par la Fédération africaine de bras de fer (AAF).
La capitaine de l’équipe féminine, Marie-Rose Laleye, a souligné lors de la cérémonie que les médailles obtenues sont le fruit d’une discipline exigeante et de sacrifices répétés. Le Bénin, longtemps en retrait dans cette discipline encore peu médiatisée, occupe désormais une place de référence sur le continent.
L’édition 2026 du Championnat d’Afrique a réuni les délégations du Ghana, pays hôte, du Burkina Faso, d’Égypte, d’Afrique du Sud, de l’Île Maurice, du Sénégal, de Madagascar, du Cameroun, du Mali, de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Tchad, du Niger, de République centrafricaine, du Nigeria, d’Eswatini, du Kenya, de Guinée équatoriale, du Lesotho, de Zambie, du Malawi et du Togo.
Une discipline en structuration
Le bras de fer sportif est régi à l’échelle internationale par la World Armwrestling Federation (WAF), qui organise les championnats du monde, et à l’échelle continentale par l’African Armwrestling Federation. La discipline, longtemps cantonnée aux compétitions amateurs, connaît depuis le milieu des années 2010 un mouvement de structuration en Afrique de l’Ouest, où plusieurs pays comme le Nigeria, le Ghana, le Sénégal et désormais le Bénin investissent dans la formation et la détection des talents.
Le championnat du monde 2026 est prévu en septembre à Antalya, en Turquie. La sélection béninoise vise une qualification dans plusieurs catégories à l’issue de sa performance d’Accra.
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