Rwanda : 250 000 tonnes d’acier par an pour réduire les importations
Le Rwanda a officiellement inauguré, le 11 septembre 2026 à Musanze, A1 Iron & Steel Rwanda Ltd, une usine sidérurgique intégrée capable de produire environ 250 000 tonnes d’acier par an. Le projet doit aider le pays à réduire sa dépendance aux importations de produits sidérurgiques, dont la facture a dépassé 150 millions de dollars en 2025.

Le Premier ministre Justin Nsengiyumva a inauguré l’installation dans le parc industriel de Musanze, dans le nord du pays. L’usine transforme du minerai de fer en produits finis destinés notamment au bâtiment et aux infrastructures, parmi lesquels des barres d’armature, des clous, des tubes, des fils et d’autres profilés métalliques.
L’installation repose sur une chaîne intégrée allant du traitement du minerai à la réduction directe du fer, puis à la fusion, au coulage des billettes et à la fabrication de produits en acier. Cette configuration doit permettre au Rwanda de conserver davantage de valeur ajoutée dans le pays au lieu d’importer une grande partie de ses besoins en matériaux sidérurgiques.
Le projet, porté par des investisseurs indiens, avait été annoncé avec un investissement d’environ 20 millions de dollars. Le ministère rwandais du Commerce et de l’Industrie avait indiqué dès le lancement du chantier que l’usine viserait une capacité annuelle de 250 000 tonnes et environ 1 000 emplois directs, auxquels doivent s’ajouter des emplois indirects dans la mine, le transport, la logistique, la maintenance et les services.
Une facture d’importations supérieure à 150 millions de dollars
Selon les chiffres cités lors de l’inauguration, le Rwanda a importé pour plus de 150 millions de dollars de produits sidérurgiques en 2025. Kigali s’attend à une hausse de la demande avec les investissements dans les routes, les bâtiments, les logements, l’énergie et d’autres infrastructures, ce qui renforce l’enjeu d’une production locale plus importante.
Le gouvernement a demandé à A1 Iron & Steel d’utiliser pleinement ses capacités, d’améliorer sa productivité et de former davantage de travailleurs rwandais. Les autorités attendent également du site un transfert de compétences industrielles et le développement de relations avec les fournisseurs locaux.
La société veut, à terme, approvisionner aussi des marchés voisins, notamment la République démocratique du Congo, le Burundi, l’Ouganda, la Tanzanie et le Soudan du Sud. Son objectif affiché est de développer une marque régionale de produits sidérurgiques fabriqués au Rwanda, au-delà du seul remplacement des importations nationales.
La première pierre de l’usine avait été posée en novembre 2024 dans le parc industriel de Musanze. La production a finalement démarré en avril 2026, avant l’inauguration officielle du site le 11 septembre.
Articles liés
Pakistan-Afrique : un nouveau conseil vise 15 milliards $ d’échanges d’ici 2030
Tanzanie : 198,67 milliards de shillings pour une ligne électrique de 220 kV
Afrique : Hyundai et la BAD s’allient sur l’énergie et la mobilité
Afrique : les banques centrales se retrouvent à Nairobi, avec l’IA au programme
Commentaires
Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.