Prince Andrew : peut-on l’écarter de la ligne de succession
Un sondage publié en janvier par Hello! Magazine montre que la majorité de ses lecteurs souhaite voir le prince Andrew radié de l’ordre de succession : 68% des personnes interrogées se prononcent en faveur de son retrait.

Un sondage publié en janvier par Hello! Magazine montre que la majorité de ses lecteurs souhaite voir le prince Andrew radié de l’ordre de succession : 68% des personnes interrogées se prononcent en faveur de son retrait.
Le prince, concerné par les révélations liées à l’affaire Jeffrey Epstein — le trafiquant sexuel décédé en 2019 — avait déjà été privé de l’ensemble de ses titres royaux, décision annoncée par le roi Charles III par communiqué le 30 octobre 2025. Parmi les commentateurs du sondage, certains réclament aussi qu’il perde les privilèges liés à son statut et qu’il ne conserve pas le droit de résider dans des propriétés royales telles que Windsor ou Sandringham.
Andrew, père des princesses Beatrice et Eugenie, se situe actuellement en huitième position dans l’ordre de succession et fêtera ses 66 ans le 19 février prochain. Les observateurs soulignent qu’il est hautement improbable qu’il accède un jour au trône.
Un retrait de la succession nécessite une modification législative concertée
Pour qu’il soit retiré de la filiation dynastique, une mesure légale est indispensable, selon le spécialiste royal Robert Jobson. Il explique que la procédure requiert l’adoption d’une loi identique par les parlements des quinze royaumes du Commonwealth où le monarque règne encore, en application du Statut de Westminster de 1931; des pays comme le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Jamaïque figurent parmi ceux qui devraient approuver une telle disposition.
Robert Jobson ajoute que, dans le contexte politique international actuel, les députés de Westminster sont peu enclins à consacrer du temps à une telle réforme. Il met en garde contre l’ouverture de la succession au débat parlementaire, qui, selon lui, entraînerait des mois de couverture négative, des amendements hostiles et le risque d’un désordre constitutionnel. Des sources gouvernementales consultées indiquent, par ailleurs, vouloir prioriser d’autres textes législatifs.



