Présidentielle 2026: le camp Éric Houndété favorable à la candidature de Romuald Wadagni
À moins d’un mois de l’élection présidentielle prévue en avril 2026, le parti Les Démocrates se retrouve face à une double équation politique, à la fois interne et stratégique.

Entre une crise de leadership non résolue et des divergences profondes sur le choix à opérer pour la présidentielle, la principale formation de l’opposition traverse une phase de recomposition délicate.
La première ligne de fracture concerne la direction du parti. À l’issue du dernier Conseil national, une partie des responsables a annoncé l’élection de Nourénou Atchadé comme nouveau président. Une désignation aussitôt contestée par Éric Houndété, qui maintient qu’il demeure le président par intérim, estimant que les procédures prévues par les textes du parti n’ont pas été respectées.
Cette divergence entretient un climat d’incertitude au sommet de la formation.
Dans le même temps, le Conseil national du parti a officiellement opté pour une posture de neutralité en décidant de ne soutenir aucun des duos candidats à la présidentielle d’avril 2026.
Une position prudente, censée préserver l’unité du parti dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions internes.
Cette ligne n’est cependant pas partagée par l’ensemble des courants. Le camp fidèle à Éric Houndété se dit désormais prêt à soutenir la candidature de Romuald Wadagni, candidat de la mouvance présidentielle. Une orientation assumée comme un choix pragmatique par ses partisans.
Le vvice-président Saliou Akadiri justifie l’option Wadagni
Invité sur une web radio, Saliou Akadiri, vice-président du parti et soutien affiché d’Éric Houndété, a défendu ce positionnement qu’il qualifie de « choix de la raison ». Selon lui, le Bénin est à la fin d’un cycle politique avec le départ annoncé du président Patrice Talon, et la transition qui s’ouvre impose de nouveaux calculs stratégiques.
Même si le candidat pressenti pour la succession est un acteur central du système en place, Akadiri estime que certains axes de son projet de société méritent attention.
Au-delà des considérations électorales, ce courant met en avant les contraintes imposées par le cadre légal actuel, notamment la trêve politique de six ans à laquelle sont soumis les partis.
Fragilisé par les scrutins successifs, le parti Les Démocrates se trouve, selon cette lecture, dans l’obligation de s’inscrire dans une logique d’alliance, sans pour autant renoncer à ses combats historiques.
Dans cette perspective, le soutien envisagé ne serait ni automatique ni inconditionnel.
Le parti entend, selon ses responsables, « mettre à l’épreuve » le président qui sera élu, afin d’évaluer la continuité ou non des orientations qu’il a toujours défendues. Une manière de garder ouverte la possibilité d’un accompagnement critique… ou d’un retour à l’opposition frontale.
Avec cette nouvelle posture, la crise naissance au sein du parti Les Démocrates risque d’être une grande crise, une équation complexe dont l’issue pèsera lourdement sur la survie du parti.
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