Ousmane Sonko contre Mame Mbaye Niang : le contentieux civil renvoyé au 10 juin
Une nouvelle audience est prévue le 10 juin 2026 devant la 3e Chambre civile du Tribunal de grande instance de Dakar dans le contentieux opposant Mame Mbaye Niang à Ousmane Sonko. L’ancien ministre cherche à faire annuler la mutation présumée d’un terrain situé à Keur Gorgui, qu’il considère comme une manœuvre destinée à empêcher le recouvrement d’une créance judiciaire issue de l’affaire de diffamation.

Une audience est fixée au 10 juin 2026 devant la 3e Chambre civile du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar dans le contentieux civil qui oppose l’ancien ministre Mame Mbaye Niang au Premier ministre Ousmane Sonko, selon Dakaractu. Les conseils de l’ancien ministre devront à cette date répondre aux conclusions que les avocats de M. Sonko ont déposées dans cette procédure.
Le litige porte sur la présumée mutation frauduleuse du droit au bail d’un terrain de 264 m², lot n°R/17 (titre foncier n°530/GR), situé à la Cité Keur Gorgui, à Dakar. Mame Mbaye Niang, représenté par Me Baboucar Cissé, allègue que ce bien, qui figurait au nom de M. Sonko, a été transféré en mai 2023 — peu après une réquisition foncière du 24 avril de la même année — au nom de membres de sa famille et de ses épouses, Khady Kébé et Anna Diamanka. Le Conservateur de la propriété foncière de Grand-Dakar, Mor Ndiaye, est également mis en cause dans la procédure pour présumée complicité. Ces faits sont contestés par les conseils du Premier ministre.
A lire aussi : Sénégal : affaire Sonko–Niang, le conflit prend une tournure foncière
M. Niang soutient que ce transfert constituerait une organisation d’insolvabilité visant à soustraire le bien au recouvrement d’une créance judiciaire. Il s’appuie sur les articles 205 et 206 du Code des obligations civiles et commerciales, qui permettent à un créancier d’agir en annulation d’actes accomplis par un débiteur en fraude de ses droits — mécanisme connu sous le nom d’action paulienne. Ses conclusions demandent au tribunal de déclarer la mutation inopposable, de l’annuler et de faire réinscrire le bien au nom de M. Sonko sous astreinte de 10 millions de francs CFA par jour de retard. Elles réclament également la condamnation solidaire des défendeurs à payer 500 millions de francs CFA de dommages et intérêts.
Cette procédure vise à forcer l’exécution du jugement n°176/2023 du 30 mars 2023, par lequel M. Sonko avait été condamné à verser 200 millions de francs CFA à Mame Mbaye Niang pour diffamation et injures publiques, décision confirmée en appel puis par la Cour suprême. L’affaire civile avait été évoquée pour la première fois le 19 janvier 2026, puis renvoyée à la demande des conseils du Premier ministre le 9 avril.
Un contentieux qui se poursuit en parallèle d’une procédure en révision
Parallèlement à cette action civile, les conseils de M. Sonko ont engagé une procédure en révision du procès initial, à laquelle la ministre de la Justice, Yacine Fall, avait accordé son autorisation en décembre 2025. La prochaine audience de la chambre civile est fixée au 10 juin 2026.
Articles liés
États-Unis : le chef de la police des frontières, Michael Banks démissionne avec effet immédiat
France : un adolescent de 14 ans tué par balle, deux autres blessés à Nantes
Bénin : l’INStaD lance la 2ème vague de collecte de l’enquête sur les conditions de vie des ménages
Bénin : plusieurs rencontres internationales et nationales autorisées par le gouvernement