Ouganda : un écrivain a pris la clé des champs, suite à des révélations d’actes de « torture » (avocat)
L’écrivain ougandais, Kakwenza Rukirabashaija, qui a accusé les autorités de l’avoir torturé, alors qu’il était en détention, a fui le pays, pour une destination inconnue.

Selon les faits, rapportés par les médias locaux, citant l’avocat du romancier, Kakwenza Rukirabashaija avait obtenu l’autorisation de quitter le territoire ougandais, pour raison sanitaire. L’homme a dit avoir été torturé, lors du dernier mois de sa détention. L’autorisation a été validée, après que le tribunal lui a accordé une libération sous caution.
Rukirabashaija n’a, toutefois, pas pu récupérer son passeport. Selon son avocat, le lieu de résidence actuel de l’auteur reste secret.
Pour rappel, l’écrivain avait été arrêté, chez lui, 28 décembre 2021, et conduit dans un endroit inconnu, par des hommes en treillis. l’homme de lettres avait été accusé de communication offensante, pour avoir tenu des propos indécents sur le Président Yoweri Museveni et son fils, sur Twitter. Dans l’un d’eux, il a qualifié d' »obèse », le fils du Président, le Général d’armée Muhoozi Kainerugaba.
Selon son avocat et sa femme, Rukirabashaija avait subi des actes de torture, durant sa détention.
Lors d’une visite à l’auteur, 17 janvier 2022, la Commission ougandaise des droits de l’homme aurait, également, observé « les cicatrices visibles et les plaies cicatrisantes sur son corps ».
Son procès s’ouvre le 23 mars prochain.
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