Nouvelle crise au sein des démocrates: le parti tombe dans le bicephalisme
La crise interne au parti Les Démocrates s’approfondit au lendemain du Conseil national tenu le dimanche 22 mars 2026. Alors que cette instance a porté Nourénou Atchadé à la tête de la formation politique, Éric Houndété rejette fermement cette décision et revendique toujours la présidence par intérim du parti.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi 23 mars sur Matin Libre TV, Éric Houndété a soutenu que la procédure ayant conduit à la désignation d’un nouveau président n’était pas conforme aux règles internes. Selon lui, son mandat d’intérimaire demeure pleinement valable tant qu’une session extraordinaire du parti, régulièrement convoquée à cet effet, n’aura pas statué sur la suite du processus. « Éric Houndété reste et demeure le président par intérim du parti jusqu’à ce qu’une session extraordinaire convoquée à cet effet connaisse de la suite de la procédure », a-t-il martelé.
Pour rappel, Éric Houndété assurait la direction intérimaire des Démocrates depuis la démission de l’ancien président, Boni Yayi, figure historique de l’opposition au régime du ^résident Talon. La décision issue du Conseil national, qui a consacré Nourénou Atchadé, est donc jugée illégitime par l’intéressé, qui refuse d’en reconnaître les effets.
Cette divergence de lecture des textes et des équilibres internes place désormais le parti dans une zone de fortes turbulences, à un moment politiquement sensible marqué par la présidentielle d’avril 2026. Entre légalité statutaire et rapports de force politiques, l’avenir immédiat des Démocrates apparaît plus que jamais suspendu à une clarification interne, sans laquelle le risque de fracture durable reste élevé.
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