Nigeria : la NUPRC menace de retirer les permis des projets de valorisation du gaz torché
Le régulateur du secteur pétrolier amont au Nigeria a averti jeudi 10 septembre 2026 les investisseurs engagés dans des projets de valorisation du gaz torché qu’ils pourraient perdre leurs permis si les travaux n’avancent pas. La Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC) veut ainsi accélérer l’exécution du Nigerian Gas Flare Commercialisation Programme, qui doit contribuer à mettre fin au torchage routinier d’ici 2030.

Selon la directrice générale de la Commission, Oritsemeyiwa Eyesan, chaque attribution fait l’objet d’une évaluation un an après son octroi. Lorsqu’un projet n’a pas enregistré de progrès jugés suffisants, le régulateur peut prendre des mesures pouvant aller jusqu’au retrait de l’autorisation, a-t-elle indiqué lors d’un point avec le ministre d’État aux Ressources pétrolières, Ekperikpe Ekpo.
La NUPRC indique que 27 des 43 sites de torchage recensés dans le cadre du programme ont déjà été attribués à des investisseurs et que leur développement est en cours. Le dispositif vise à récupérer le gaz brûlé sur les sites de production pétrolière pour le transformer en ressource commercialisable, au lieu de le laisser partir en fumée.
Le programme officiel prévoit une attribution concurrentielle des volumes de gaz à des opérateurs capables de démontrer leurs capacités techniques et commerciales. Abuja espère à la fois réduire les émissions liées au torchage et créer de la valeur grâce à la production électrique, aux usages industriels et aux autres débouchés du gaz.
Le durcissement annoncé s’inscrit dans une ligne réglementaire déjà affichée par la NUPRC. Lors de l’attribution de blocs pétroliers et gaziers en juillet, la Commission avait prévenu les opérateurs qu’ils devaient développer les actifs obtenus sous peine de les perdre, au titre du principe « drill or drop » prévu par le cadre de régulation du secteur.
Le Nigeria dispose de plus de 215 000 milliards de pieds cubes de réserves prouvées de gaz, selon la NUPRC. Les autorités présentent cette ressource comme un levier pour la production électrique, l’industrialisation et la transition énergétique du pays.
Oritsemeyiwa Eyesan a déclaré que le contrôle renforcé doit éviter que les sites attribués restent inactifs et permettre de convertir les autorisations en investissements, en emplois et en réductions effectives des émissions.
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