Afrique du Sud : déficit courant de 205,5 milliards de rands au 2e trimestre
L’Afrique du Sud a enregistré un déficit du compte courant de 205,5 milliards de rands au deuxième trimestre 2026, soit 2,6 % du produit intérieur brut, après un excédent de 181,6 milliards de rands au trimestre précédent. Les données publiées jeudi 10 septembre par la South African Reserve Bank (SARB) montrent un retournement marqué de la position extérieure du pays entre avril et juin.

Au premier trimestre, le compte courant affichait encore un excédent équivalant à 2,3 % du PIB. La bascule intervient alors que le coût des importations a fortement augmenté, en particulier pour l’énergie, dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient.
L’excédent commercial sud-africain s’est ainsi réduit à 146,4 milliards de rands au deuxième trimestre, contre 428,8 milliards de rands entre janvier et mars. Cette contraction a pesé sur l’ensemble du compte courant, qui mesure notamment les échanges de biens et services ainsi que les revenus et transferts avec le reste du monde.
La banque centrale relie une partie importante de cette dégradation à la hausse du prix des importations de pétrole brut et de produits pétroliers raffinés. Selon les chiffres relayés par Reuters, la valeur des importations de brut a bondi de 82,1 % au cours du trimestre, alors que les volumes importés n’ont progressé que de 1,8 %.
Une économie très exposée au coût de l’énergie
L’Afrique du Sud importe l’essentiel du carburant qu’elle consomme, ce qui rend son économie particulièrement sensible aux variations des prix mondiaux de l’énergie. La guerre au Moyen-Orient a ravivé les inquiétudes sur l’approvisionnement et contribué à renchérir la facture énergétique du pays pendant le trimestre.
Ce choc extérieur intervient au moment où l’activité économique a elle-même fléchi. Les données publiées cette semaine ont montré une contraction de 0,2 % du PIB sud-africain au deuxième trimestre, mettant fin à six trimestres consécutifs de croissance.
La forte réduction de l’excédent commercial et la hausse de la facture pétrolière constituent les principaux facteurs du passage du compte courant d’un surplus de 181,6 milliards de rands au premier trimestre à un déficit de 205,5 milliards au deuxième.
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