Mutinerie au Burkina: « Nous ne savons pas la motivation des soldats… », ministre de la Défense
Pour l’heure, les réelles motivations à la base des mutineries en cours dans les casernes au Burkina Faso, restent inconnues. Mais le ministère en charge de la Défense dit suivre l’évolution de la situation.

Pour l’heure, les réelles motivations à la base des mutineries en cours dans les casernes au Burkina Faso, restent inconnues. Mais le ministère en charge de la Défense dit suivre l’évolution de la situation.
Des tirs nourris sont entendus dimanche depuis 4h du matin, dans plusieurs camps militaires de Ouagadougou et aussi à Kaya. Peu après 8 heures, le gouvernement burkinabé a démenti “une prise de pouvoir par l’armée” mais a reconnu “l’effectivité de tirs dans certaines casernes”. “Le gouvernement réaffirme sa confiance à [l’armée] qui demeure républicaine”, indique le communiqué.
Le ministre de la Défense, le général Barthélémy Simporé ignore pour l’instant, les réelles motivations des mutins. « Nous ne savons pas la motivation des soldats mais nous suivons l’évolution de la situation. Les tirs sont circonscrits et localisés », a déclaré le ministre, rassurant que la situation est sous « contrôle ». “Le chef de l’Etat n’a pas été arrêté”, précise-t-il.
Le Burkina Faso traverse une période difficile marquée par des manifestations anti-Kabore en raison du contexte sécuritaire dégradant du pays. La colère s’est notamment alimentée ces dernières semaines avec la suspension de la connexion internet et du réseau social Facebook dans le pays. Tous ces évènements précèdent une tentative de coup d’Etat menée par un officier de haut rang, qui a été déjouée il y a quelques semaines. De sources officielles, au moins 15 militaires ont été arrêtés dans le cadre de cette affaire.
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