Mort de Bruno Salomone : son « jardin secret » en Sicile entre tension mafieuse et paysage volcanique
La comédie française perd l’un de ses visages les plus reconnaissables : Bruno Salomone est décédé le dimanche 15 mars 2026, à 55 ans, après un long combat contre la maladie, a annoncé Laurent Grégoire. Révélé dans les années 1990 au sein de la troupe Nous C Nous aux côtés de Jean Dujardin, l’humoriste et comédien s’était imposé auprès du grand public grâce à la série culte de France 2 Fais pas ci, fais pas ça, où il est devenu une figure populaire et durable du paysage télévisuel français.

Formé à l’effervescence humoristique des années 90, Bruno Salomone a construit une carrière de plusieurs décennies, alternant scènes, télévision et tournées. Sa trajectoire artistique, marquée par un humour identifiable et un sens aigu du personnage, lui a permis de traverser les formats et de conserver une audience fidèle. Le rôle dans Fais pas ci, fais pas ça reste l’un des jalons de sa notoriété, plaçant son nom parmi ceux des humoristes appréciés du public.
L’annonce de sa disparition a suscité des réactions immédiates au sein de son entourage professionnel et artistique. Parmi les hommages, celui de Jean Dujardin, son compagnon de route des débuts, a été particulièrement remarqué sur les réseaux sociaux.
Jean Dujardin rend un hommage bouleversant à son complice
Sur son compte Instagram, Jean Dujardin a publié une photographie intime de Bruno Salomone, accompagnée de la mention « Mon frère » suivie d’un cœur rouge. Le cliché montre le comédien souriant, une main dans les cheveux, dans un instant de complicité qui témoigne de l’amitié ancienne liant les deux artistes. Le message concis de Dujardin souligne la profondeur du lien entre eux, malgré des trajectoires professionnelles distinctes au fil des années.
Bruno Salomone était aussi attaché à ses racines siciliennes, qu’il évoquait régulièrement dans la presse. Dans un entretien accordé à Ouest‑France, il racontait son émerveillement à Ortigia, le cœur historique de Syracuse, où il s’était amusé de découvrir une ruelle qui portait son nom : « À Ortigia, centre historique de Syracuse, je suis même tombé sur une rue qui porte mon nom. Enfin, une ruelle », disait‑il avec son humour caractéristique.
Ses récits de voyage en Sicile mêlaient fascination et observations aiguës. À Corleone, le comédien notait une atmosphère particulière, s’étonnant de la juxtaposition d’hommages à la mémoire du juge Falcone et d’appellations plus troublantes : « J’ai halluciné en voyant qu’il y avait une place du Juge Falcone mais aussi la Place de la Mafia… Quand on regarde les mecs qui jouent aux boules, on sent une tension un peu particulière », confiait‑il.
La région de Catane et le spectacle de l’Etna avaient également laissé une forte impression sur lui. Il évoquait la vision de flammes parcourant des champs desséchés et la surprise de constater, à son arrivée à l’hôtel, que le personnel paraissait détendu malgré la présence, dans les sous‑sols, d’un trottoir d’origine enfoui à quatre mètres de profondeur sous les cendres des éruptions successives.
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