Mondial 2026 : Shakira et Burna Boy signent « Dai Dai », l’hymne officiel de la FIFA
Seize ans après le phénomène mondial « Waka Waka », la Colombienne Shakira retrouve la scène de la Coupe du monde en signant « Dai Dai », hymne officiel de la FIFA pour le Mondial 2026, en collaboration avec le chanteur nigérian Burna Boy, a-t-on appris ce jeudi de sources concordantes.

L’annonce a été faite par Shakira elle-même sur ses réseaux sociaux, avec un extrait du titre et les premières images d’un clip tourné dans le mythique stade du Maracanã à Rio de Janeiro, théâtre de la finale de la Coupe du monde 2014 au Brésil. On y voit la chanteuse de 49 ans entourée d’une troupe de danseurs sur la pelouse du stade, dans une chorégraphie qui rappelle l’énergie festive des grands hymnes de la compétition. Le titre sortira officiellement le 14 mai, soit moins d’un mois avant le coup d’envoi du tournoi le 11 juin.
Intitulé « Dai Dai », ce qui signifie « Allez Allez » en français, le morceau fusionne des sonorités latines et afrobeats, une combinaison qui reflète le caractère mondial et multiculturel du Mondial 2026, coorganisé par seize villes des États-Unis, du Mexique et du Canada. La collaboration entre les deux artistes réunit deux des voix les plus influentes de la scène contemporaine : Shakira, qui détient déjà plusieurs hymnes de la FIFA, et Burna Boy, artiste afrobeats nigérian et lauréat d’un Grammy en 2021, qui avait déjà participé à la bande-son des Jeux olympiques de Tokyo.
Pour Shakira, il s’agit d’un retour en grande pompe sur la scène footballistique mondiale. Elle avait interprété « Hips Don’t Lie » à la cérémonie de clôture du Mondial 2006 en Allemagne, collaboré à « Waka Waka » pour l’édition 2010 en Afrique du Sud et participé à « La La La » pour le Brésil en 2014, faisant d’elle l’artiste la plus présente dans l’histoire musicale de la Coupe du monde. Pour la FIFA, le choix de Shakira n’est pas neutre : la popularité planétaire de « Waka Waka », certifié platine dans plusieurs pays et vu des milliards de fois sur les plateformes numériques, reste la référence absolue en matière d’hymne de Coupe du monde.
Du côté de Burna Boy, cette association avec Shakira et la FIFA consacre la montée en puissance de l’afrobeats comme genre incontournable de la culture mondiale, et représente la vitrine la plus large jamais offerte à un artiste africain dans le cadre d’une compétition sportive internationale de cette ampleur.
Burna Boy encore plus dans la légende
Damini Ebunoluwa Ogulu, alias Burna Boy, est né le 2 juillet 1991 à Port Harcourt, au Nigeria. Petit-fils du légendaire manager de Fela Kuti, il baigne dès l’enfance dans une culture musicale riche, mêlant afrobeats, reggae, dancehall et R&B. Il signe son premier grand succès en 2012 avec « Like to Party », qui le propulse immédiatement en tête des charts nigérians.
Sa carrière prend une dimension continentale puis mondiale avec l’album African Giant (2019), suivi de Twice as Tall (2020), qui lui vaut le Grammy Award du Meilleur Album de Musique Africaine en 2021, une première pour un artiste nigérian dans cette catégorie. Avec des collaborations aux côtés de Beyoncé, Ed Sheeran, Stormzy ou encore Chris Martin, Burna Boy s’est imposé comme le visage le plus global de l’afrobeats, qu’il préfère lui-même appeler « Afro fusion ».goal+1
Il est désormais l’un des rares artistes africains à avoir rempli des stades comme le Madison Square Garden de New York, le O2 Arena de Londres ou encore le Stade de France à Paris. Sa participation à l’hymne du Mondial 2026 aux côtés de Shakira marque l’aboutissement d’une ascension fulgurante qui aura mis l’Afrique au cœur de la culture musicale mondiale en moins d’une décennie.
Histoire des hymnes officiels de la FIFA
Depuis les années 1990, la FIFA a fait de la chanson officielle un élément à part entière de l’identité de chaque Coupe du monde, transformant chaque hymne en phénomène culturel planétaire.
| Année | Lieu | Chanson | Artiste(s) |
|---|
| Année | Lieu | Chanson | Artiste(s) |
|---|---|---|---|
| 1990 | Italie | Un’estate italiana | Gianna Nannini & Edoardo Bennato |
| 1994 | États-Unis | Gloryland | Daryl Hall & SOUNDS OF BLACKNESS |
| 1998 | France | La Copa de la Vida | Ricky Martin |
| 2002 | Corée/Japon | Anthem | Vangelis |
| 2006 | Allemagne | The Time of Our Lives | Il Divo & Toni Braxton |
| 2010 | Afrique du Sud | Waka Waka (This Time for Africa) | Shakira ft. Freshlyground |
| 2014 | Brésil | We Are One (Ole Ola) | Pitbull ft. Jennifer Lopez & Claudia Leitte |
| 2018 | Russie | Live It Up | Nicky Jam, Will Smith & Era Istrefi |
| 2022 | Qatar | Hayya Hayya (Better Together) | Trinidad Cardona, Davido & Aisha |
| 2026 | USA/Mexique/Canada | Dai Dai | Shakira ft. Burna Boy |
Deux chansons dominent largement le palmarès en termes d’impact populaire. « La Copa de la Vida » de Ricky Martin (1998), interprétée lors de la cérémonie de clôture à Paris, a lancé la mode des hymnes à spectacle et propulsé l’artiste portoricain vers une notoriété mondiale. Mais c’est « Waka Waka » de Shakira (2010), certifiée diamant sur plusieurs plateformes et cumulant plus de 3 milliards de vues sur YouTube, qui reste à ce jour l’hymne le plus écouté de l’histoire des Coupes du monde.
Le Mondial 2022 au Qatar avait initié un tournant en intégrant davantage d’artistes du Sud global, notamment le Nigérian Davido, signe d’une volonté de la FIFA de refléter la diversité géographique de son audience. Avec « Dai Dai » en 2026, la FIFA pousse encore plus loin cette logique en plaçant l’afrobeats — désormais genre le plus streamé d’Afrique et parmi les plus influents au monde — au cœur de son hymne phare, à travers la voix de Burna Boy aux côtés du symbole absolu des hymnes FIFA, Shakira.
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