Luc Besson : du record mondial de Lucy au pari coûteux de Valérian

11 août 2026TFX consacre sa soirée à Luc Besson en diffusant successivement Arthur et la vengeance de Maltazard puis Arthur 3 : La Guerre des deux mondes, proposant au public un retour sur une filmographie mêlant succès populaires et projets à très gros budgets, de Lucy à Valérian et la Cité des mille planètes.

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Cinéma
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La programmation met en lumière une carrière marquée par des franchises familiales et des ambitions internationales. La saga Arthur, adaptée des romans du réalisateur, a particulièrement touché le public français, tandis que Lucy a offert à Luc Besson son plus grand succès commercial en salle. À l’inverse, le projet Valérian a illustré les risques financiers inhérents aux superproductions contemporaines et les conséquences pour le studio du cinéaste, EuropaCorp.

Sorti en 2014 et porté par Scarlett Johansson, Lucy a été produit pour un budget d’environ 40 millions de dollars et a généré près de 470 millions de dollars de recettes mondiales, devenant ainsi le plus grand succès commercial de Luc Besson en tant que réalisateur. Ce succès a conforté le goût du cinéaste pour des projets spectaculaires et internationaux, déjà perceptible depuis Le Grand Bleu, Léon ou Le Cinquième Élément.

Valérian, un pari à 190 millions qui tourne au cauchemar

Fort du succès de Lucy, Luc Besson a entrepris l’adaptation de la bande dessinée Valérian et Laureline. Le film, produit pour un budget estimé à près de 190 millions d’euros, est devenu la production française la plus coûteuse de l’histoire. Le long-métrage réunit un casting international — Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Ethan Hawke et Rihanna — et mise sur des décors et des effets spéciaux massifs.

Malgré des recettes mondiales supérieures à 220 millions de dollars, Valérian et la Cité des mille planètes n’a pas suffi à couvrir l’ensemble des coûts de production et de promotion. L’opération financière a lourdement pesé sur EuropaCorp, déjà fragilisée par d’autres productions coûteuses, et a contribué à une dégradation publique de la situation financière du studio.

La saga Arthur demeure, quant à elle, une réussite populaire notable dans la filmographie du réalisateur. Les trois films cumulés enregistrent plus de 13 millions d’entrées en France : le premier opus a attiré près de 6,4 millions de spectateurs, tandis que les deux suites dépassent chacune les 3 millions d’entrées en France, même si leurs performances internationales restent plus modestes et que les suites n’ont pas toutes bénéficié d’une sortie en salles aux États-Unis.

Les budgets des films de la franchise témoignent également d’un investissement conséquent : le premier épisode affichait un budget supérieur à 65 millions de dollars et les deux suivants dépassent chacun les 60 millions. Les deux derniers volets mêlent prises de vues réelles et animation, poursuivant l’univers des Minimoys et prolongeant la déclinaison de la franchise en romans et en productions animées, éléments qui ont longtemps constitué une part importante de la stratégie de EuropaCorp.

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