Liban : la France appelle à doter l’armée libanaise pour désarmer le Hezbollah

Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a déclaré qu’il était indispensable d’équiper l’armée libanaise pour qu’elle puisse procéder au désarmement du Hezbollah, que Paris qualifie d’allié de Téhéran. Il est attendu à Beyrouth vendredi 6 février pour discuter de cette orientation.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Liban : la France appelle à doter l’armée libanaise pour désarmer le Hezbollah
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Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a déclaré qu’il était indispensable d’équiper l’armée libanaise pour qu’elle puisse procéder au désarmement du Hezbollah, que Paris qualifie d’allié de Téhéran. Il est attendu à Beyrouth vendredi 6 février pour discuter de cette orientation.

Pour Barrot, l’objectif consiste à renforcer l’État libanais afin qu’il recouvre l’exclusivité sur l’usage de la force sur tout le territoire. Selon lui, cela passe par un soutien accru aux forces armées nationales pour qu’elles puissent mener à bien des opérations de désarmement ciblées.

La France se prépare en parallèle à organiser, le 5 mars, une conférence destinée à mobiliser des appuis en faveur de l’armée libanaise, a rappelé le ministre, soulignant le rôle central de cette institution dans le rétablissement de l’autorité de l’État.

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Enjeux et modalités du soutien

Dans les propos officiels, Paris privilégie une approche qui combine assistance matérielle, formation et coordination politique afin de rendre les forces libanaises capables d’assumer seules la sécurité intérieure. Le volet financier et logistique de cet accompagnement devrait être au cœur des discussions lors de la visite.

La question du désarmement du mouvement pro-iranien soulève toutefois des défis majeurs : acceptation politique au Liban, risques d’escalade et nécessité d’un calendrier réaliste. Les aides promises par la communauté internationale devront s’articuler avec des garanties de stabilité pour éviter une détérioration de la situation sécuritaire.

Paris mise sur la restauration de l’autorité de l’État comme condition préalable à toute normalisation durable, estimant que sans un monopole légitime des armes détenu par les institutions étatiques, les tensions régionales continueront de peser sur le Liban.

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