La Chine accepte d’acheter 200 avions Boeing, annonce Donald Trump

Donald Trump a annoncé que la Chine s’était engagée à commander 200 avions Boeing, en marge de son sommet avec Xi Jinping à Pékin. Si cet accord marque un signal de reprise pour l’avionneur américain sur le marché chinois après plusieurs années de tensions commerciales, l’absence de détails sur les modèles, le calendrier et le montant de la commande a refroidi les attentes des marchés.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Economie
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La Chine accepte d’acheter 200 avions Boeing, annonce Donald Trump
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Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi 14 mai que la Chine avait accepté de commander 200 avions Boeing, lors d’un entretien avec la chaîne Fox News diffusé en marge de sa rencontre au sommet avec le président chinois Xi Jinping à Pékin. « L’une des choses qu’il a acceptées aujourd’hui est d’acheter 200 avions. Des Boeing. 200 gros », a déclaré Trump. « Boeing en voulait 150, ils en ont obtenu 200 », a-t-il précisé ailleurs dans l’entretien, avant d’ajouter : « Je pense que c’est un engagement. » Sollicité par l’AFP, Boeing n’a pas réagi dans l’immédiat. La Maison-Blanche n’a pas précisé si les 200 appareils concernaient des monocouloirs, des gros-porteurs ou une combinaison des deux. Aucun calendrier de livraison ni montant financier n’a été communiqué.

L’action Boeing perdait environ 4 à 5 % à la Bourse de New York dans la foulée de l’annonce, le marché ayant anticipé une commande nettement supérieure. La banque Jefferies estimait que la visite de Trump pourrait déboucher sur une commande atteignant 500 à 600 appareils. Bloomberg News avait pour sa part rapporté en mars qu’elle pourrait porter sur environ 500 monocouloirs 737 MAX ainsi qu’une centaine de gros-porteurs, notamment des 787 Dreamliner et des 777.

Pour Boeing, l’accord constitue néanmoins un signal de normalisation partielle avec un marché qui lui avait largement tourné le dos. La Chine n’avait pas passé de grande commande auprès de l’avionneur américain depuis 2017. Durant les années de guerre commerciale, Pékin avait demandé à ses compagnies aériennes de suspendre les livraisons de Boeing. Les transporteurs chinois se sont depuis principalement approvisionnés auprès d’Airbus. La Chine représentait plus d’un quart du carnet de commandes de Boeing au début du siècle ; sa part est retombée à environ 5 % aujourd’hui.

Le directeur général de Boeing, Kelly Ortberg, faisait partie de la délégation d’une quinzaine de grands patrons américains accompagnant Trump à Pékin pour ce sommet de deux jours, le premier d’un président américain en exercice en Chine depuis la visite de Trump lui-même en novembre 2017. Lors des résultats trimestriels du groupe publiés le mois dernier, Ortberg avait estimé que le sommet représentait « une opportunité importante » pouvant inclure une commande d’avions, sans en préciser le volume. Boeing a livré 47 appareils commerciaux en avril 2026, dont 34 monocouloirs 737 MAX et six 787 Dreamliner, un niveau encore très en deçà du rythme nécessaire pour résorber son carnet de commandes.

Un sommet aux enjeux multiples

Xi Jinping a reçu Trump jeudi en grande pompe au Palais du Peuple, sur la place Tiananmen, avec revue des troupes, salve de canons et hymnes nationaux. Les deux dirigeants cherchent à prolonger la trêve commerciale conclue en octobre 2025, qui avait suspendu une escalade tarifaire aux effets planétaires. Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, avait déclaré avant le départ qu’il attendait l’annonce d’une importante commande Boeing lors du voyage.

Le sommet couvre également la question des terres rares chinoises et des semi-conducteurs américains, la situation autour de Taïwan, et la pression américaine sur Pékin pour qu’il incite Téhéran à la retenue dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. Les délégations avaient prévu deux réunions de travail, un banquet d’État et la visite du Temple du Ciel.

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