Kenya : des centaines de Burundais cherchent à partir après la directive de Ruto

Des centaines de ressortissants burundais se sont pressés lundi 7 septembre devant leur ambassade à Nairobi pour obtenir des documents de voyage et rentrer au Burundi, quelques jours après la directive du président kényan William Ruto visant les étrangers actifs dans le petit commerce.

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Kenya : des centaines de Burundais cherchent à partir après la directive de Ruto
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La mesure, annoncée le 2 septembre et appelée à entrer en application ce lundi, concerne les étrangers exploitant des commerces de détail ou exerçant comme vendeurs ambulants sans les autorisations requises. Le ministère kényan du Commerce a précisé que les étrangers disposant des permis de travail et licences nécessaires restaient légalement autorisés à exercer.

À Nairobi, aucun déploiement visible de fermeture forcée n’avait été constaté lundi à la mi-journée, selon Reuters. Plusieurs Burundais présents devant l’ambassade ont toutefois déclaré avoir subi des menaces ou une hostilité accrue depuis les propos du chef de l’État kényan.

Le Kenya accueille environ 16 000 réfugiés et demandeurs d’asile burundais, d’après les données de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés. Une partie d’entre eux travaille dans le petit commerce, notamment dans la vente de café, de vêtements d’occasion et d’autres produits de détail.

Une directive déjà contestée

La directive de William Ruto sur les petits commerces étrangers avait été présentée par le président comme une mesure destinée à protéger les commerçants kényans de la concurrence dans les activités à faible capital. Elle intervient alors que le Parlement examine encore un projet de loi sur le contenu local, qui n’est pas encore entré en vigueur.

Le secrétaire principal aux Affaires étrangères, Korir Sing’Oei, a assuré dimanche que les ressortissants étrangers qui respectent les exigences légales du Kenya, notamment en matière de permis et de licences, restent protégés par la loi. Le gouvernement n’a pas publié de liste exhaustive des activités concernées par la directive.

La file formée lundi devant l’ambassade du Burundi marque néanmoins une nouvelle étape dans les conséquences concrètes de cette annonce. Certains ressortissants ont expliqué vouloir quitter rapidement le pays, tandis que d’autres demandaient un délai pour organiser leur retour et franchir la frontière dans des conditions régulières.

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