Joseph Kabila attaque Félix Tshisekedi, des jeunes arrêtés à Kinshasa
Les 23 et 24 mars 2026, des jeunes militants de la coalition Lamuka ont manifesté dans les rues de Kinshasa pour s’opposer à un projet de révision constitutionnelle visant à porter la durée du mandat présidentiel de cinq à neuf ans. Les forces de l’ordre étaient déployées sur les lieux.

Des arrestations et des blessés ont été signalés aux carrefours de Ngaba et de Masina Pascal. Parmi les personnes interpellées figurent Daniel Lupini, secrétaire national jeunesse de l’ECiDé, ainsi que Yves Badjoko et Balela.
Les formations politiques des concernés ont exigé la remise en liberté immédiate des détenus et dénoncé des atteintes graves aux libertés publiques.
Prise de position de Joseph Kabila
Le 23 mars, l’ancien président Joseph Kabila est intervenu médiatiquement à l’occasion d’une interview. Il a critiqué Félix Tshisekedi, l’accusant de « bellicisme » et de conduire, selon lui, une dérive des institutions, et a mis en garde contre une « soudanisation » du pays si la logique militaire continue de primer. Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de mépris de la Constitution par le gouvernement en place.
À l’Est, la rébellion AFC/M23 poursuit l’occupation de territoires. À Kinshasa, les tentatives de restriction des libertés suscitent une résistance civile. La présence médiatique de Kabila réapparaît sur la scène politique.



