Ghana : Mahama écarte l’argent public pour achever la Cathédrale nationale

Le président ghanéen John Dramani Mahama a réaffirmé samedi 12 septembre à Wa, dans la région de l’Upper West, que l’argent des contribuables ne servirait pas à achever la Cathédrale nationale, en proposant que les communautés chrétiennes mobilisent elles-mêmes les fonds nécessaires.

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Le chef de l’État a également annoncé que l’audit forensique des dépenses du projet était achevé et se trouvait auprès de l’Attorney General. Il a indiqué vouloir transmettre une copie du rapport au Christian Council of Ghana afin que l’organisation puisse examiner les processus ayant conduit aux dépenses, qu’il a évaluées à près de 90 millions de dollars, et discuter d’éventuelles mesures correctives.

Mahama a précisé qu’il ne s’opposait pas au principe d’une Cathédrale nationale, mais qu’il considérait le projet comme un engagement personnel de son prédécesseur Nana Akufo-Addo plutôt que comme une politique publique à financer par l’État. Il a estimé que les chrétiens du Ghana et leurs organisations pouvaient réunir les ressources nécessaires.

Cette prise de position intervient au lendemain de l’annonce par le Christian Council of Ghana de la création d’un comité technique chargé d’étudier une relance du projet. Selon les informations publiées par MyJoyOnline et Citi Newsroom, ce comité dispose d’un mois pour proposer un modèle de financement et formuler des recommandations sur l’emplacement et les autres questions encore en suspens.

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La présidence ghanéenne avait déjà annoncé en juillet 2025 la dissolution du secrétariat de la Cathédrale et demandé un audit forensique, après un audit de Deloitte portant sur la période 2021 à 2023. Le gouvernement avait alors engagé des démarches sur le contrat principal et indiqué que l’avenir du projet serait réexaminé à la lumière des contrôles financiers.

Mahama a aussi renouvelé ses critiques sur le choix du site, situé dans une zone centrale d’Accra où se trouvent plusieurs institutions et équipements publics. Il a cité dix résidences de juges, la résidence de l’ambassadeur du Mali et l’ancien bureau des passeports parmi les bâtiments démolis pour dégager l’emprise du projet.

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