France : reprise confirmée par Laurent Nuñez des expulsions d’Algériens en situation irrégulière
Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a confirmé jeudi la reprise des expulsions d’Algériens en situation irrégulière, en indiquant que 140 reconduites à la frontière ont déjà été effectuées depuis le début de l’année.

Interrogé sur CNews–Europe 1, le ministre a expliqué que ces expulsions avaient repris à la suite de sa visite à Alger à la mi‑février. Il a précisé qu’avant cette date, aucun laissez‑passer consulaire n’avait été délivré par les autorités algériennes depuis le début de l’année, ce qui bloquait de facto les reconduites. Depuis sa visite, 120 laissez‑passer auraient été émis, permettant d’atteindre un total de 140 expulsions de ressortissants algériens en situation irrégulière.
Laurent Nuñez a indiqué qu’« un peu plus de 700 personnes » étaient actuellement retenues dans les centres de rétention administrative, sur environ 2 000 places disponibles, et a reconnu qu’il fallait encore « améliorer la situation et accélérer le processus ». Il a toutefois estimé que « les choses ont commencé à avancer » avec Alger et a jugé nécessaire de poursuivre le dialogue bilatéral, notamment sur l’organisation de « vols groupés » pour expulser plusieurs personnes sur un même vol.
Cette reprise des expulsions intervient après une interruption d’environ un an, liée à une forte dégradation des relations diplomatiques entre Paris et Alger à partir de l’été 2024, qui avait conduit l’Algérie à limiter la délivrance de laissez‑passer.
Faute de laissez‑passer consulaires
Les expulsions d’Algériens étaient bloquées essentiellement faute de laissez‑passer consulaires délivrés par Alger, sur fond de tensions diplomatiques entre la France et l’Algérie.
Laurent Nuñez a expliqué qu’aucun laissez‑passer n’avait été émis par les autorités algériennes depuis le début de l’année, ce qui empêchait matériellement les reconduites à la frontière. Cette situation s’inscrit dans une période de dégradation des relations bilatérales, au cours de laquelle Alger a limité sa coopération en matière migratoire. Ce n’est qu’après la visite du ministre français de l’Intérieur à Alger, à la mi‑février, que les autorités algériennes ont recommencé à délivrer des laissez‑passer, permettant la reprise effective des expulsions.
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