Elton John et le prince Harry réunis pour un procès historique au Royaume‑Uni

Un procès très suivi se tient depuis quelques jours à la Haute Cour de Londres. Plusieurs personnalités britanniques ont engagé, en 2022, une action contre l’éditeur Associated Newspapers Ltd, qui publie le Daily Mail et le Mail on Sunday.

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Elton John et le prince Harry réunis pour un procès historique au Royaume‑Uni
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Un procès très suivi se tient depuis quelques jours à la Haute Cour de Londres. Plusieurs personnalités britanniques ont engagé, en 2022, une action contre l’éditeur Associated Newspapers Ltd, qui publie le Daily Mail et le Mail on Sunday.

Parmi les plaignants figurent le prince Harry, le chanteur Elton John, son mari David Furnish, l’actrice Elizabeth Hurley et la baronne Doreen Lawrence. Ils reprochent à l’éditeur diverses atteintes à leur vie privée et des pratiques illicites de collecte d’informations.

Selon les éléments présentés par les requérants, des faits reprochés, remontant pour certains à la période 1990-2015, comprendraient des interceptions téléphoniques, des piratages, le recours à des agents privés pour surveiller des conversations, l’accès à des documents personnels tels que des actes de naissance et même des informations médicales concernant l’enfant de l’un des plaignants, ainsi que des soupçons de corruption au sein des forces de l’ordre et de sources internes.

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Déclarations des parties au procès

Le prince Harry a pris la tête de l’action et affirme que des informations le concernant ont été obtenues par des méthodes illégitimes, portant atteinte à sa vie privée, à ses relations et à des échanges privés avec son frère, le prince William. Il a dit que ces fuites lui avaient causé une détresse, des épisodes de paranoïa et un préjudice psychologique.

Elton John et David Furnish ont ensuite rejoint la procédure. Le chanteur n’était pas présent physiquement à l’audience et a apporté son témoignage par enregistrement vidéo. Elton John qualifie les pratiques reprochées aux tabloïds d’« odieuses et abjectes » et affirme que le certificat de naissance de son fils aurait été dérobé, les tabloïds l’ayant obtenu avant lui.

De son côté, l’éditeur mis en cause récuse l’ensemble des accusations, affirmant que les informations publiées proviennent de sources légitimes, notamment d’amis ou de cercles proches des plaignants, et qualifie les allégations de non fondées et diffamatoires.

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Le procès se poursuit et doit encore durer plusieurs semaines ; la décision du tribunal sera rendue à l’issue de ces audiences.

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